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PEEP Puteaux

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40, rue Benoît Malon
92800 Puteaux
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l'imaginaire

Dès la prochaine rentrée, le gouvernement pourrait adapter le volume horaire selon les besoins des élèves.

 
 
LE MINISTRE de l'Éducation devait annoncer hier soir, à la télévision, les modalités de la suppression du samedi matin, en primaire pour la rentrée 2008. « Les enfants ont trop d'heures de cours. Je suis pour la suppression des classes du samedi matin, sans report sur les autres jours de la semaine », avait déjà affirmé Nicolas Sarkozy, le 6 septembre dernier. Le gouvernement envisagerait de supprimer le samedi matin, en adaptant les volumes horaires, aujourd'hui fixés à vingt-six heures par an, selon les besoins des élèves.
 
Les deux ou trois heures supprimées pourraient être réservées aux élèves en difficulté et plus largement à une aide individualisée aux devoirs. L'organisation d'activités périscolaires serait aussi envisagée, comme l'a expliqué récemment Xavier Darcos, pour que les enfants ne soient pas livrés à eux-mêmes : « On pourrait imaginer que les écoles restent ouvertes le samedi et qu'on puisse proposer en lien avec la ville des activités sportives et d'éveil. »
 
La semaine de quatre jours à l'école est plébiscitée par la plupart des parents auxquels elle permet d'organiser leur week-end sans être « bloqués » par l'emploi du temps de leurs enfants.
 
Selon un sondage OpinionWay commandé pour Le Nouvel Observateur et Le Petit Quotidien, les parents qui sont 80 % à être opposés au samedi plaident pour une « vraie coupure », tout comme 59 % des enseignants qui mettent en avant le « fort absentéisme » du samedi matin et les problèmes de garde des parents divorcés.
 
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, favorable à la suppression du samedi matin, se dit opposée à l'idée d'une semaine de quatre jours, en raison de la fatigue pour les enfants. « Ceux qui suivent ce rythme ont en général de moins bons acquis que les autres », assure Faride Hamana qui se dit en revanche favorable au transfert du samedi matin au mercredi matin, une solution déjà mise en oeuvre à Périgueux, ville de Xavier Darcos. Si la FCPE refuse l'idée d'une baisse du nombre d'heures d'enseignement, elle demande en revanche une restructuration des programmes qu'elle juge trop lourds.
 
Une curiosité en Europe
 
La PEEP, deuxième grande fédération de parents d'élèves, rappelle également que si la semaine de cours diminue en raison de la suppression du samedi matin, elle souhaite que l'ensemble des heures continuent à être utilisées, éventuellement sur un autre mode.
 
Aujourd'hui, la majorité des écoles organise la semaine sur cinq jours, avec des cours le samedi matin et une journée de repos le mercredi : une mesure introduite en 1972 non pour des questions de rythme scolaire mais pour permettre aux enfants de suivre des heures d'instruction religieuse hors de l'école.
 
Seules 30 % des écoles dérogent à la règle du samedi matin, 5 % d'entre elles ont opté pour un transfert des cours du samedi matin au mercredi matin, la solution recommandée par les scientifiques pour respecter le rythme des enfants, tandis que 26 % ont choisi la semaine de quatre jours en diminuant les vacances.
 
L'organisation des rythmes scolaires français constitue une curiosité : dans les autres pays d'Europe, les cours en primaire ont lieu sur les cinq premiers jours de la semaine avec les samedis et dimanches libres.

(Source : Le Figaro - 28/09/07 - MARIE-ESTELLE PECH.)
 

 
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Vendredi 28 septembre 2007
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Les sujets abordés sont les suivants:
Effectif 754 élèves.

Profs de langues manquants:
Le professeur d'espagnol est arrivé. Il s'agit de Mme Plaise.
Le professeur d'allemand qui remplace la titulaire a été nommé pour l'année. Il s'agit de Mme Verbecq qui est parait-il très bien. Ouf!

Des tests psychologique ADAC6 qui permetront de mesurer la motivations des élèves, l'attitude par rapport à l'école, et la valorisation de leur travail par les élèves seront effectués en classes de 6ème. L'objectif est individuel et collectif et devrait permettre de mieux cibler des actions des professeurs et du CIO.

Les voyages et sorties organisés sont les suivants:
- 4 jours dans le sud de l'Angleterre en classe européenne (174 à 274€/élève)
- 6 jours à Rome en 6ème (430€/élève)
- 2 pèces de théatre en Anglais (La ferme aux animaux, Lancelot) 5€/élève

Projet d'établissement: (ouvert aux non élus)
- méthodologie, idicateurs, questionnaires (1/2 j) : semaine 47, 23/11 après-midi
- objectifs, actions, moyens (1 j) : mardi, semaine 4
- finalisation (1 j) : semaine 8

Site internet du collège : fin d'année 2007

Pierre Bonsack
Vendredi 28 septembre 2007
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Le ministère confirme d'ores et déjà travailler sur les aménagements du temps scolaire, une fois le samedi supprimé.<BR/>
F. Tondre/Réa

Le ministère confirme d'ores et déjà travailler sur les aménagements du temps scolaire, une fois le samedi supprimé.
Le ministre de l'Éducation envisage de supprimer cette matinée de cours dès 2008.

 

 
AUCUN DOUTE, le ministre de l'Éducation nationale est en train de sonner la fin de l'école le samedi matin dans tous les établissements primaires. Si le projet n'en était « qu'au stade de la réflexion » il y a quelques jours, il semble désormais se profiler pour la rentrée 2008, car, hier, le cabinet du ministre confirmait travailler d'ores et déjà sur les aménagements du temps scolaire une fois le samedi supprimé. Un nouveau dispositif qui traduit l'empressement de Nicolas Sarkozy à régler la question. « Je suis pour la suppression des classes du samedi matin », a déclaré le président le 6 septembre dans les colonnes des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Trois idées guident la réflexion de Xavier Darcos : reporter les cours du samedi au mercredi matin, compenser les heures perdues du samedi en raccourcissant les vacances scolaires pour boucler les programmes, ou bien supprimer purement et simplement le samedi pour passer à la semaine des quatre jours.

Ce sont ces deux dernières pistes qui semblent privilégiées par le ministre de l'Éducation, alors que la plupart des associations de parents d'élèves et des spécialistes du rythme scolaire préféreraient le transfert des heures du samedi au mercredi matin. Dans toutes les hypothèses, le ministre tient à conserver un accueil à l'école le samedi matin, soit pour des cours de soutien aux enfants en difficulté, soit pour des activités culturelles et sportives en présence de « personnel éducatif ».

Une idée sans doute conçue pour désamorcer les critiques des opposants à la suppression des cours du samedi. Nombreux, ils avaient fait capoter un projet identique en 2002, porté par René Blanchet, alors recteur de Paris, pour son académie. Du côté de l'Église catholique, on craint des problèmes d'organisation pour la catéchèse qui a encore souvent lieu le mercredi pour les élèves des écoles publiques.

Aujourd'hui, les partisans du projet dénoncent « le grand bazar » et réclament un calendrier plus clair dans chaque école et plus homogène sur le territoire. Sans compter les parents qui voient leurs week-ends en famille raccourcis et les couples divorcés qui peinent à s'organiser. « Les familles sont pour la suppression du samedi, affirme François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales. À condition de trouver des solutions pour occuper le temps périscolaire. »

«Alléger les journées»

Les deux principales fédérations de parents d'élèves (la FCPE et la Peep) craignent que la fin de l'école le samedi n'entraîne la généralisation de la semaine de quatre jours qui ne permettrait pas de boucler le programme. Ils seraient en revanche favorables à la réforme si les cours étaient reportés au mercredi. « Le problème n'est pas tant de raccourcir les semaines que d'alléger les journées des écoliers, plus longues en France que partout ailleurs dans le monde », s'indigne Hubert Montagner. « Notre société fabrique des enfants fatigués, explique ce professeur des universités, chronobiologiste et ancien directeur de l'Inserm. La semaine de quatre jours risque de charger d'autant plus le programme journalier que l'enseignement est alors concentré. »

« Pourquoi s'entêter à défendre la semaine des quatre jours alors que tous les spécialistes du temps scolaire ont démontré combien elle était néfaste ? », s'interroge de son côté Faride Hamana, président de la FCPE, qui rappelle aussi que « ce système fait perdre entre deux et trois semaines de retard sur le programme ».

(Source : Le Figaro - 25/09/07 - AGNÈS LECLAIR et DELPHINE DE MALLEVOÜE.)
Mercredi 26 septembre 2007
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(extrait du PEEP Infos)

Les fausses idées

Le pou ne saute pas d’une tête à l’autre, il court. Il lui faut un contact direct. Certaines personnes ne sont pas plus à risque que d’autres. Les poux ne préfèrent pas plus les cheveux crépus que les autres, ni les têtes sales spécialement. Ce n’est pas la peine de couper ou de raser les cheveux lorsqu’ils sont infestés, puisque les poux s’installent à la racine du cheveu. Les poux ne se noient pas dans l’eau du bain. Après le shampoing, il est nécessaire de se rincer avec la douche.

Comment les reconnaître ?

Le pou est un animal minuscule et de couleur grisâtre. Il passe facilement inaperçu sur le cuir chevelu.Les lentes (les œufs) sont plus faciles à repérer : ovoïdes et blanchâtres, elles peuvent, au premier abord, se confondre avec des pellicules, mais elles adhèrent fortement aux cheveux et ne glissent pas. Même mortes, il est nécessaire d’utiliser le peigne fin pour les décoller.

Votre enfant à des lentes ou des poux : informez l’école 

Apprenez à votre enfant à ne pas échanger ses vêtements, ni peigne, ni brosse, notamment en période d’épidémie, afin de limiter les risques de transmission de la pédiculose. Restez en alerte même après avoir traité votre enfant en surveillant régulièrement sa chevelure.

Suivez les conseils de votre pharmacien en matière de traitement.

Vérifiez si frères et sœurs ou vous-mêmes n’êtes pas atteints. Si oui, traitez tous les porteurs de poux le même jour pour éviter les problèmes de ré-infestation familiale. N’oubliez pas également de traiter les cols de manteaux, bonnets, cagoules, oreillers, qui ont pu être en contact avec la chevelure de votre enfant. Lavez les peignes et les brosses.

Surtout dédramatisez : avoir des poux n’est ni un scandale, ni une maladie honteuse !

 

Mardi 25 septembre 2007
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La PEEP a fait avec le ministre X. Darcos un vaste tour d’horizon de l’actualité éducative à l’abri de toute polémique médiatique.

La PEEP a demandé au ministre que la question du samedi libéré soit abordée en repensant l’organisation de la journée, de la semaine et de l’année scolaire tout en se recentrant sur les rythmes de l’enfant.

S’appuyant en partie sur le rapport du HCE (Haut Conseil de l’Education), la réforme du primaire est engagée et la PEEP sera associée à ces travaux.

Par ailleurs, un bilan national sur les dérogations à la carte scolaire est attendu pour fin octobre.

Concernant le second degré, la PEEP a confirmé au ministre ses interrogations quant aux annonces relatives au baccalauréat parues dans la presse : pour le ministre la réforme du bac n’est pas à l’ordre du jour. La PEEP insiste sur la nécessité pour les collégiens et les lycées de bénéficier d’un véritable 3e trimestre.

La PEEP attire enfin l’attention du ministre sur la situation des débouchés de l’enseignement professionnel et souhaite que soient développées et favorisées des passerelles entre les filières professionnelle, technologique et générale.

La diversité des sujets évoqués avec le ministre conforte la PEEP dans sa force de proposition et de dialogue.

Vendredi 21 septembre 2007
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Bernard/AFP.


À Orly, les collégiens de Robert-Desnos testent de nouvelles activités après la classe.

 

C'est l'un des chantiers majeurs de la rentrée. Ceux que Nicolas Sarkozy surnomme les orphelins de 16 heures commencent à être pris en charge : ils peuvent bénéficier de soutien scolaire ou pratiquer des activités sportives et culturelles après la classe deux heures par jour et quatre jours par semaine. D'ici au 5 novembre, les collégiens des 1 119 établissements classés éducation prioritaire devraient bénéficier du dispositif, grâce à un financement de 140 millions d'euros. Les académies d'Aix-Marseille, de Lille, de Rennes et de Créteil n'ont pas attendu cette échéance pour mettre en place les premières études dirigées.
 
EN SUSPENSION sur les mains d'un camarade, Linsay, 12 ans, se concentre pour ne pas tomber. Le front plissé par l'effort, le jeune garçon tend les bras pour maintenir l'acrobate. La figure humaine tremble, penche dangereusement sur le côté, se redresse. L'adolescente fait la grimace : « Mais attention, je vais tomber ! » L'alerte arrive trop tard, les deux élèves s'écroulent sur le tapis de sol. Leurs rires résonnent sur les murs du gymnase. Au collège Robert-Desnos, à Orly, la sonnerie vient de retentir pour annoncer la fin des cours. Mais tous les élèves n'ont pas pour autant déserté l'établissement. Depuis hier, l'accompagnement éducatif après la classe voulu par le ministre de l'Education a débuté. Études dirigées, activités sportives artistiques et culturelles sont proposées aux élèves qui le souhaitent entre 16 heures et 18 heures. Dans l'académie de Créteil, 112 collèges des quartiers sensibles (dont 91 classés éducation prioritaire et 21 classés ambition réussite) sont concernés.
 
Robert-Desnos est de ceux-là. Dans l'établissement, des ateliers de photo, danse, théâtre sont entre autres mis en place. Déjà en pointe, le collège proposait depuis plusieurs années certaines de ces activités. « Mais les financements nous permettent de mieux les structurer et d'en faire profiter beaucoup plus d'élèves », précise Fernand Nasari, le principal. À l'image de Ouerdia, en 5e, qui rêve de faire du cirque depuis l'an dernier. « Quand j'ai vu le spectacle de fin d'année, j'avais envie d'être à la place des élèves. Mais c'était réservé aux 4», raconte la jeune fille. Alexandra est tout aussi enthousiaste. « Avant, le soir, quand j'avais fini mes devoirs, je regardais la télé, je m'ennuyais, se souvient l'élève de 5e. je m'amuse trop ! »
 
Heures suplémentaires
 
Côté soutien scolaire, l'accent a été mis sur les élèves de 6e. Au programme : ateliers de méthodologie, de lecture et d'apprentissage des leçons. À terme, 60 % d'entre eux devraient profiter de cette aide. Au CDI, une vingtaine d'élèves de 6e sont réunis. Mélanie prend un cours de méthodologie improvisé. « Ton cahier de textes est vide... Tu es sûre que tu n'as rien pour demain ? Montre-moi ton emploi du temps », demande un prof. Réponse de la tête blonde : « J'ai des maths pour mercredi mais je n'ai pas mon cahier madame... » Le professeur, du tac au tac : « Il faut que tu prévois pour la prochaine fois. En attendant, tu vas me ranger cette trousse et ne garder sur toi que ce qui est nécessaire ! » Sourire jusqu'aux oreilles, sa voisine est ravie d'être là. « À la maison, mes petites soeurs m'embêtent trop pour faire mes devoirs ! » Pour mettre en place le dispositif, 250 000 heures supplémentaires ont été accordées à l'académie. À Robert-Desnos, l'ensemble des activités sont chapeautées par une vingtaine de professeurs volontaires rémunérés. « Certains collègues sont réticents, par peur que le volontariat ne devienne obligatoire. Mais une bonne moitié est très motivée », estime Yannick Delbos, prof d'EPS. Lui a mis en place un atelier de plongée et water-polo. « Cette année, seuls 17 élèves sur 102 savaient nager : l'inverse des statistiques nationales ! Là nous allons pouvoir leur apprendre la natation en les amusant. »

(Source : Le Figaro - 18/09/07 - ANNE-NOÉMIE DORION. )
Mardi 18 septembre 2007
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À Condorcet, à Paris, les élèves de la section ES comprennent mal le dénigrement permanent du ministre à leur encontre.

 
« ES, ça veut dire Échec Scolaire, c'est ça ? » Devant le lycée Condorcet, à Paris, Thibault apostrophe une camarade, un sourire narquois aux lèvres. Mine renfrognée de l'élève de terminale ES (économique et sociale). La plaisanterie du scientifique n'a pas l'air d'amuser son amie. Alors la voie ES, un bac au rabais ? Ce n'est pas l'avis de Fanny, 17 ans, qui a choisi cette voie, « énervée par ces éternels dénigrements du ministre de l'Éducation, Darcos ferait mieux de s'occuper des lycées défavorisés ». « C'est le bac qui ouvre le plus sur le monde, qui explique le mieux le fonctionnement de la société, assure la jolie blonde. Nous sommes mieux informés, nous lisons davantage les journaux, nous débattons de sujets contemporains. »
 
Selon la jeune fille, l'économie, matière fondamentale « autour de laquelle tourne la société », devrait d'ailleurs être valorisée. L'adolescente, qui voudrait intégrer Sciences Po l'année prochaine, refuse de voir sa filière, comme une voie de garage. « Je suis sûre que ma formation me prépare mieux pour affronter les épreuves que les scientifiques », estime-t-elle. Martin, en cours avec elle, est tout aussi agacé. « Ce n'est pas un bac de glandeurs, nous travaillons énormément car les coefficients équilibrés obligent à avoir un niveau correct partout et des connaissances très étendues et variées. On ne peut pas, comme les S, s'en sortir en étant juste bons dans une ou deux matières. »
 
«Choisir ce qu'on aime le plus»
 
Pour Julien, en terminale, la série ES est un choix de coeur. À l'en croire, ce n'est pas forcément par défaut qu'on opte pour cette formation. « Il y a deux types d'élèves ES, affirme-t-il. Les premiers, minoritaires, mauvais en maths et en français, vont en ES parce qu'ils n'ont pas le choix. Les autres, bons en maths et en français, se tournent vers ES parce que c'est la plus complète et équilibrée. »
 
Tristan, élève de 15 ans en première S, convient que le bac ES n'est pas « un mauvais bac ». « C'est même peut-être plus dur d'avoir une mention, puisque toutes les matières comptent de la même façon », reconnaît le jeune homme. Seulement, la réputation du bac S reste au sommet. Persuadés comme leurs parents, que la série scientifique reste la voie d'excellence, les meilleurs élèves continuent de s'y ruer. « Même sans le dire, tout le monde le pense, donc les bons élèves y vont et les classes sont meilleures », affirme Thomas en terminale.
 
C'est que ces scientifiques en sont sûrs, S reste la voie royale pour poursuivre un bon cursus dans le supérieur. « C'est le seul bac avec lequel on a accès à toutes les filières, littéraires comme scientifiques. Même les profs le disent », assure Tristan, 15 ans, en première S. « Et c'est là que les prépas et les écoles puisent l'essentiel de leurs effectifs », renchérit Laurence, 15 ans, dans la même classe.
 
Martin a trouvé le moyen de réconcilier tout le monde : « Il faut choisir ce qu'on aime le plus : c'est la meilleure façon de réussir, donc d'avoir une mention, et de faire ce qu'on veut après ! »

(Source : Le Figaro - 14/09/07 -
ANNE-NOÉMIE DORION.)
Lundi 17 septembre 2007
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Le ministre de l'Éducation Xavier Darcos souhaite s'attaquer à la suprématie de la filière S.

 
LES lycéens passeront-ils un jour un seul et même bac ? Pour rééquilibrer les filières entre elles, Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation, a évoqué la création d'une filière commune et donc d'un seul bac en tronc commun, avec des options. Il s'agirait par exemple pour les lycéens de présenter les matières principales comme le français, la philosophie, les mathématiques, la physique et de passer en outre des options de mathématiques renforcées ou encore de latin. « C'est une orientation vers laquelle il faut aller mais ça ne peut pas se faire sans qu'on ait parlé très longtemps auparavant avec nos collègues », a-t-il dit hier sur RMC. Le tabou d'une modification du bac serait-il levé ? Tous les ministres qui se sont penchés sur la question se sont cassé les dents lorsqu'ils évoquaient, notamment, un passage du bac au contrôle continu, espérant, au passage, économiser une partie des 45 millions d'euros que coûte cette institution chaque année à la collectivité. Mais l'idée d'un bac unique est évoquée pour la première fois.
 
Dans l'entourage du ministre, on précisait hier avec prudence qu'il n'est « absolument pas question de supprimer le bac », mais qu'un rééquilibrage des séries, en amont, pourrait être envisagé. Des propositions en ce sens seront faites en janvier 2008. La dernière réforme d'ampleur sur le sujet qui date de 1993 n'a pas, en effet, produit les effets escomptés : revaloriser la filière L (littéraire) et réduire la suprématie du bac S (scientifique).
 
Important taux d'échec à l'université
 
Pour la quatrième fois en trois semaines, hier, le ministre s'est donc attaqué à la série ES (économique et social) mais aussi à l'élitisme du bac S (scientifique). Trop peu de bacheliers ES vont en classe prépa, considère-t-il. « De même dans les sciences humaines et dans certains grands amphis de droit ou de langue, on voit des taux d'échec qui ne sont pas négligeables », assure le ministre. En réalité, Xavier Darcos souhaite casser la hiérarchie des filières qui veut aujourd'hui que S soit considérée comme la voie royale. Il s'inquiète que la série littéraire soit désertée et que S ait pour principale fonction « de sélectionner des élites tant scientifiques que littéraires ». Il souhaite que plus d'élèves s'orientent vers L, et que ceux qui choisissent S veuillent vraiment faire une carrière scientifique.
 
Ces propos ont suscité l'ire des professeurs d'économie mais aussi celle des lycéens. Pour Tristan Rouquier, de la FIDL, l'un des deux syndicats lycéens, il faut surtout « se demander pourquoi les prépas aux écoles de commerce prennent en majorité des bac S ». Il considère par ailleurs que la question essentielle n'est pas celle des lycéens titulaires d'un bac général, qui réussissent peu ou prou en fac quelle que soit la filière, mais plutôt celle des bacs technologiques dont les taux d'échec sont massifs à l'université. Les professeurs de sciences économiques estiment quant à eux que les bacheliers ES n'ont pas à rougir de leurs parcours. A l'université, 74,9 % d'entre eux réussissent leur licence sans redoubler, contre 70,4 % des bacheliers S et 69,8 % des bacheliers L, notent-ils. Le bac ES mène à tout « même à la présidence de la République », notent-ils, ironiques, puisque Nicolas Sarkozy est titulaire d'un bac B, l'ancienne appellation du bac ES.

(Source : Le Figaro - 14/09/07 -
MARIE-ESTELLE PECH.)
 
Lundi 17 septembre 2007
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