
80 000 élèves de CM 1-CM 2 ont bénéficié chépendant ces vacances scolaires des premiers cours de soutien scolaire dispensés par
des enseignants volontaires. Très décriée par les syndicats de profs, la mesure satisfait plutôt ceux qui y ont participé.
FINALEMENT, qui est resté à l'école pendant ces vacances de printemps ?
Alors que les élèves de la dernière zone (C) regagnent leurs bancs ce matin à Versailles, Créteil, Paris ou Bordeaux, avec pour la plupart des souvenirs de grasses matinées, de colos ou de fous
rires entre cousins, au ministère de l'Education nationale, on fait les comptes. Plus de 80 000 enfants ont eu droit à cette première fournée de stages de soutien proposés à des élèves de CM 1-CM
2 : cinq matinées de trois heures de français et de maths, par groupes de six élèves au maximum. Un succès, se félicite-t-on rue de Grenelle.
Malgré les refus retentissants de certaines villes. A Toulouse, le nouveau maire, Pierre Cohen, stigmatisait la « précipitation » du dispositif lancé en février et refusait d'ouvrir ses 197
écoles. A Roanne, la municipalité socialiste s'est opposée à confier un groupe de six élèves inscrits au stage dans une école publique à un enseignant volontaire venu d'un établissement privé
sous contrat, « en vertu du principe de laïcité ». « Inacceptable », fustige Xavier Darcos. Le ministre n'a cessé de répéter que sa mesure, « destinée à offrir gratuitement ce que d'autres
peuvent s'offrir dans des officines privées », tenait de la « justice sociale ». De leur côté, la FSU dénonçait une « opération démagogique » et le Snuipp, principal syndicat du premier degré ,
invitait ses adhérents à refuser le « volontariat ».
Aussi un intérêt financier
De source ministérielle, 15 000 instituteurs ont encadré ces stages, dans l'école où ils enseignent habituellement ou dans leur ville. 355 enseignants de primaire - ou de maternelle - se sont
ainsi portés volontaires à Paris, où les dernières sessions de soutien, qui ont en moyenne concerné 9,77 % des élèves de CM 1 et CM 2 (plus de 12,7 % dans le XIe), se sont terminées avec les
vacances vendredi. Pour « gagner » plus, « bien sûr », ils ne s'en cachent pas, comme l'admet Laetitia, dans le XIXe. Et « pour voir » ce que pouvait donner un dispositif monté à toute
allure.
" J'ai bon espoir que le retour fait entre enseignants après ce coup d'essai diminue les réactions négatives qu'avaient soulevées les syndicats », sourit Ketty de Larrinaga, inspectrice de
circonscription dans le très populaire XIXe arrondissement, où nombre d'enfants n'avaient de toute façon pas de départ en vacances prévu. C'est qu'il va falloir désormais mettre sur pied les
prochaines sessions : la première semaine de vacances en juillet, et la dernière du mois d'août, pour une remise dans le bain avant la rentrée.
EDUCATION.Les stages de soutien Darcos ont bien marché
Claudine Proust lundi 05 mai 2008 | Le Parisien (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)
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