Des parents d’élèves vont protester cet après-midi au ministère de l’Education nationale contre le nombre de profs
absents non remplacés. Une situation qui s’aggrave partout.
Claudine Proust | 20.01.2010, 07h00
Prof de maths absent… depuis la rentrée. Remplaçant introuvable ici en allemand, là en anglais, cours préparatoire sans maître une
semaine, et petites annonces à Pôle emploi pour trouver un vacataire « ayant de bonnes notions d’espagnol »… Depuis la rentrée de septembre, les heures de cours perdues se ramassent à la
pelle.
A la veille d’une journée nationale de mobilisation de la fonction publique, où le sujet apparaîtra en filigrane des manifestations
contre les suppressions de postes, parents et enseignants de Seine-Saint-Denis défilent cet après-midi devant le ministre de l’Education nationale. Plus qu’excédés, exaspérés par les absences non
remplacées. Pour la première fois, en Seine-Saint-Denis, le primaire accuse aussi le coup. Les parents tiennent une triste comptabilité de jours sans cours.
La gastro et la grippe, fantômes habituels des mois de janvier dans l’Education nationale comme ailleurs, sont-elles seules en cause ?
Pour les syndicats d’enseignants, ces absences non remplacées éternel cauchemar des parents dans le secondaire, qui s’est accru depuis l’automne sont le signe qu’à force de restrictions
budgétaires, « on a attaqué l’os ». Pour le ministère, rien à voir avec les moyens. Question de gestion, de pilotage du « vivier des remplaçants », qu’il faut, on en convient, améliorer.
L’agence nationale de remplacement écartée
Luc Chatel va à son tour s’attaquer à ce serpent de mer, que le Premier ministre François Fillon pensait effacer en 2005. Trois ans
plus tard, Xavier Darcos avait promis la création d’une agence nationale du remplacement que Luc Chatel n’a pas jugée pertinente. Le ministre de l’Education nationale attend pour la fin du mois
un rapport interne, avec un état des lieux et des recommandations pour surmonter ces écueils : plus de femmes dans l’enseignement donc plus de congés maternité ; des disciplines clés en manque de
profs comme les maths et des pics de maladie connus de longue date, de décembre à février.
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Mercredi 20 janvier 2010
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