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Presses

La lettre Education
du jeudi 22 octobre 2009

Éducation : appel à la grève



La FSU appelle à une journée de grève et de manifestations dans l'Éducation nationale, le 24 novembre prochain, « pour un système éducatif qui assure la réussite de tous les jeunes ».

Dans un communiqué, la première centrale syndicale de la fonction publique appelle ainsi les enseignants, du primaire comme du secondaire, à se mobiliser « contre les suppressions de postes, pour l'augmentation des recrutements aux concours, pour une autre réforme de la formation des enseignants, contre la précarité, pour les salaires et la revalorisation de l'ensemble des personnels, et pour la défense des statuts ».

Dans un communiqué distinct, le Snes-FSU, première organisation des professeurs de lycées, souligne que cette grève doit également constituer « un moment fort pour porter nos exigences pour une réforme des trois voies du lycée axée sur la démocratisation et la réussite de tous les jeunes ».

Après avoir rencontré le ministre de l'Éducation au sujet de cette réforme, les responsables du syndicat ont, en effet, exprimé leur « profond désaccord ». Ils estiment que « si les axes de la réforme semblent stabilisés, de nombreuses incertitudes demeurent sur leur déclinaison concrète », demandent que les personnels soient « associés plus étroitement à la réflexion » et jugent le calendrier prévu « déraisonnable ».

Pour donner de l'ampleur au mouvement, la FSU précise par ailleurs qu'elle prend contact « avec l'ensemble des organisations syndicales de l'éducation » pour leur « re-proposer l'organisation commune de cette journée ».

Sources : AFP, AEF, le Figaro, les Echos, nouvelObs.com, Reuters, leJDD.fr, AP
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Vendredi 23 octobre 2009
Dépêches de l'Education
du Jeudi 22 octobre 2009

Les manuels scolaires du collège sont renouvelés progressivement (ministère)


Le ministère de l'Education nationale a assuré jeudi soir que les manuels scolaires au collège étaient renouvelés progressivement, ajoutant que le remplacement de ceux du premier degré était du ressort des communes.

Interrogé par l'AFP, le ministère réagissait à l'estimation, publiée par le Syndicat national de l'édition (SNE) jeudi, selon laquelle près de 80% des écoliers du cycle III (CE2, CM1, CM2), soit 2 millions d'élèves, n'ont pas de manuels conformes aux nouveaux programmes en français et mathématiques.

Selon le SNE, un tiers des élèves de 6e ne disposent pas non plus de manuel conforme en français et près d'un élève sur deux en 3e n'a pas de manuel conforme en anglais. Pour le SNE, cette situation accroît les inégalités sociales et territoriales.

"Au collège, les programmes entrent progressivement en application, le renouvellement des manuels, au choix des professeurs et des chefs d'établissement, peut s'effectuer progressivement, comme au précédent renouvellement des programmes", a réagi Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire au ministère.

"Que le renouvellement des manuels puisse s'effectuer de manière progressive n'est pas nouveau !", a-t-il ajouté.

"Pour ce qui concerne l'enseignement des langues vivantes, les nouveaux programmes mettent l'accent sur l'apprentissage de l'oral: des manuels à jour sont donc essentiels, mais ils doivent être complétés par d'autres outils que les éditeurs proposent dans leurs catalogues ou que les professeurs conçoivent eux-mêmes", selon M. Nembrini.

Dans le primaire, "le financement et le choix d'équipements en manuels relèvent des communes en relation avec les directrices et les directeurs d'école. Ni le choix des communes, ni les choix pédagogiques, ni les stratégies des éditeurs privés ne relèvent de l'Etat", a-t-il souligné.

"Le ministère de l'Education nationale est en revanche très attentif à la réussite de tous les élèves, c'est pourquoi un dispositif d'évaluation bilan nationale a récemment été mis en place; afin de vérifier que tous les élèves sont à même de réussir sur tout le territoire", a-t-il dit.

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Vendredi 23 octobre 2009
Dépêches de l'Education
du Jeudi 22 octobre 2009

4 écoliers sur 5 n'ont pas de manuels conformes aux programmes (éditeurs)


Près de 80% des écoliers du cycle III (CE2, CM1, CM2), soit 2 millions d'élèves, n'ont pas de manuels conformes aux nouveaux programmes en français et mathématiques, a affirmé jeudi le Syndicat national de l'édition (SNE).

"La situation est encore plus préoccupante en histoire, géographie et sciences, puisque moins de 10% des élèves sont équipés d'ouvrages conformes", a indiqué le SNE.

Au total, du CP à la terminale, 22% des élèves n'ont même aucun manuel. Ils étaient 10% en 2003.

"Ce constat de rentrée pose une fois de plus les questions de l'efficacité des réformes engagées et de l'équité territoriale", selon le SNE.

Selon les éditeurs, l'absence de manuels adaptés gêne la mise en place des nouveaux programmes entrés en vigueur à la rentrée 2008, puisque les enseignants utilisent des ressources pédagogiques anciennes.

"En 6e, tous les élèves ont entre les mains un manuel d'histoire-géographie conforme aux nouveaux programmes. Mais en français, un tiers d'entre eux, soit 240.000 élèves, ne disposent pas de manuel conforme, et la quasi-totalité des élèves de 6e (96%) n'ont pas de manuel de technologie conforme", selon le SNE.

"En langues, le retard d'équipement se poursuit: en 3e, près d'un élève sur deux n'a pas de manuel conforme en anglais (soit près de 320.000 élèves)", indiquent les éditeurs.

L'achat des manuels scolaires dans le primaire revient théoriquement aux familles, mais les communes le prennent en charge le plus souvent, même si elles n'y sont pas obligées. Il y a des disparités de 1 à 10 entre les communes du point de vue des dépenses, selon le SNE.

"C'est à l'Etat de faire respecter l'égalité territoriale. Il faudrait 160 millions d'euros pour équiper tous les écoliers", a indiqué Sylvie Marcé, PDG des éditions Belin et présidente du groupe enseignement du SNE.

Au collège, l'achat des manuels scolaires revient à l'Etat. Mais la subvention qui lui est consacrée (et englobe également la maintenance des équipements technologiques, l'achat de matériels informatiques, les frais de stages pour les élèves de 3e), a chuté de 14% (à 54,9 millions d'euros dans le projet de loi de finances 2010) entre 2007 et 2010 pour le public et de 47% (à 5 millions) pour le privé.

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Vendredi 23 octobre 2009

Pour info auprès des parents :


Grippe A : la campagne de vaccination commence demain 
19.10.2009
 
Au lendemain de l'annonce du décès d'un bébé de 11 mois à l'hôpital Necker, le ministère de la Santé a annoncé ce lundi que la campagne de vaccination contre le virus de la grippe A-H1N1 commencera dès demain mardi en France.

 

Les personnels hospitaliers seront vaccinés les premiers et directement sur leur lieu de travail. Pour les autres catégories de population, les vaccinations commenceront après les vacances de Toussaint.


Selon la liste rendue publique par le Premier ministre François Fillon fin septembre, les personnels de santé prioritaires sont ceux travaillant dans la réanimation néonatale et pédiatrique ou ceux côtoyant des patients grippés ou porteurs de facteurs de risque.


Hormis pour le personnel hospitalier dans son ensemble, la vaccination interviendra dans les 1.080 centres mis en place pour l'occasion sur tout le territoire. Chaque assuré recevra un courrier l'appelant à se faire vacciner.
Qui sera prioritaire ?
La lettre, signée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, précisera l'adresse du centre de vaccination où se présenter.  Outre les personnels de santé travaillant dans les services de réanimation néonatale et pédiatrique, les personnels de soin en général seront ensuite concernés par la suite des vaccination puis les femmes enceintes (à partir du 2e trimestre de grossesse), l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les professionnels chargés de l'accueil de la petite enfance, les jeunes enfants (6 à 23 mois) et les personnes (2 à 64 ans) avec facteurs de risque.
Viendront ensuite les autres professionnels de santé, les enfants de 6 à 23 mois sans facteur de risque, les personnels d'accueil des pharmacies, les personnels des établissements médico-sociaux ne faisant pas partie des catégories précédentes, puis les plus de 65 ans avec facteurs de risque.
Fermeront la marche les 2 à 18 ans sans facteurs de risque, puis les plus de 18 ans sans facteurs de risque.
Des précisions devraient être fournies dans le courant de la semaine, a-t-on indiqué au ministère.

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Lundi 19 octobre 2009

Ils boivent beaucoup, et longtemps. Pour faire la fête et oublier la pression scolaire. Voilà ce que révèle une enquête qui décrypte les rapports des jeunes Français avec l’alcool.


Florence Deguen avec Hélène Bry | 19.10.2009
 
C’est un phénomène qui fait très peur aux adultes… Le « binge drinking », cette tendance bien connue dans les pays anglo-saxons qu’auraient les jeunes à se soûler le plus vite possible, a fait pour la première fois l’objet d’une étude qualitative en France. Commandée par l’Etat, menée auprès d’individus de 16 à 21 ans par un sociologue sous l’égide de l’Inserm, elle est rendue publique aujourd’hui à l’occasion d’un colloque sur les dépendances adolescentes, organisé par l’association l’Ecole des parents.
Et ses conclusions, que nous révélons en exclusivité, sont quelque peu inattendues. Les jeunes Français ingurgitent beaucoup d’alcool, certes, mais sur la durée. Le but étant de se maintenir en état d’ivresse le plus longtemps possible, pour profiter de la fête jusqu’au bout de la nuit, plutôt que de s’écrouler et de tout rater.


« Une spécificité hexagonale »


« Les jeunes Français ne boivent pas de la même manière que les Anglais, explique Marie Choquet, directrice de recherches à l’Inserm. Ils consomment beaucoup mais de manière plus étalée. Et il y a une spécificité hexagonale : ils mangent, dansent, discutent… Des activités qui font qu’on ne stocke pas l’alcool de la même façon que si l’on descend une bouteille affalé dans un canapé. » Selon cette spécialiste de la santé des adolescents, seuls 5 % des 16-25 ans s’adonnent au « binge drinking à répétition, se mettant en grand danger ».
De fait, la majorité des jeunes qui ont témoigné pour l’enquête, aussi bien issus de grandes villes comme Paris que de petits villages ardennais, ne se reconnaissent pas dans la « biture express ». Ils ne se sentent pas alcooliques, pas même susceptibles d’abîmer leur santé en buvant ainsi, toutes les semaines pour certains. Ils se retrouvent pour faire la fête, et la fête disent-ils n’est pas possible sans l’alcool. « Ils ne veulent pas qu’on en fasse un drame, résume Brigitte Cadéac, responsable du Fil santé jeunes de l’Ecole des parents*. Mais ça interpelle, précisément parce que c’est banalisé. Il y a toujours un danger à trop boire.»
Pour Marie Choquet, « le vrai problème, c’est de se demander pourquoi les jeunes ont tant besoin de cette soupape qu’est l’alcool ». La réponse fuse aussitôt : « La pression scolaire est trop forte. »
* Le 32.24, numéro gratuit et appel anonyme, tous les jours de 8 heures à minuit. Internet : www.filsantejeunes.com.

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Lundi 19 octobre 2009

Pour lutter contre l’absentéisme, l’Education nationale fait feu de tout bois. Après la cagnotte qui sera inaugurée demain dans six classes de l’académie de Créteil, c’est un lycée professionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) qui innove depuis la rentrée en proposant des places pour les matchs de football à ses élèves.

 

Comme l’a dévoilé hier le quotidien « la Provence », le proviseur du lycée Frédéric-Mistral récompense chaque mois la classe qui affiche le plus faible taux d’absentéisme (et celle qui progresse le plus en assiduité), en distribuant des tickets pour le Stade-Vélodrome. « Jamais on n’a eu une telle assiduité, se réjouit Pierre Glutron, le patron de cet établissement de 600 élèves, pour beaucoup issus des quartiers Nord de la ville. Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers… C’est dommage d’en arriver là, mais ce qui compte, c’est le résultat. »
Au lycée Mistral, parents, profs et élèves se disent séduits. On est donc loin de la polémique déclenchée par l’affaire de la cagnotte révélée jeudi dans nos colonnes qui doit être mise en place dans trois lycées professionnels d’Ile-de-France. Hier, trois syndicats d’enseignants de la FSU (principale fédération de l’éducation) ont demandé le retrait de cette mesure « contraire aux valeurs de l’école républicaine ». L’idée : six classes recevront demain 2 000 €, somme qui pourra être abondée si les élèves viennent en classe. L’argent « gagné » (10 000 € maximum par classe) pourra servir à financer un voyage collectif ou le permis de conduire.


Le Parisien 04/10/09

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Mercredi 7 octobre 2009

Payer pour que les élèves aillent en cours ? L’idée fait bondir après l’annonce, hier, d’une expérience lancée dans trois lycées où l’assiduité sera récompensée.

Claudine Proust | Le Parisien 03/10/09 
 

 

Une cagnotte de 2 000 € à 10 000 € à disposition de six classes de trois lycées professionnels de l’académie de Créteil, pour motiver les élèves à aller en cours. L’expérience d’incitation collective (aucun élève ne touchera d’argent mais pourra bénéficier, grâce à ces sommes, de leçons de conduite ou d’un voyage scolaire), révélée dans nos colonnes hier, sera menée dès lundi.

 

 Les réactions alarmées ne se sont pas fait attendre.
Du côté des familles, la FCPE, qui nous confiait hier son scepticisme, y est allée d’un communiqué plus virulent : « Et si simplement on intéressait les élèves à leur formation ? » La première fédération de parents d’élèves dénonce la « drôle de conception d’une société où les élèves seraient à vendre » et rappelle que les causes essentielles de l’absentéisme, problème réel en lycée professionnel, tiennent à une mauvaise orientation : affectation dans des filières non choisies, dans un lycée éloigné du domicile, et la nécessité pour certains élèves d’avoir un job payé à côté de leurs études…
La PEEP, classée, elle, à droite, se montre également « réservée et même un peu inquiète » : « C’est mettre la main dans un engrenage où l’on commence avec les bons points à l’école et les billets au lycée, estime le président de l’association, Philippe Vrand. On ne veut pas que l’argent devienne le levier pour motiver les élèves… pour les faire venir, mais pas forcément pour travailler. »
« L’école n’est ni la mine ni l’usine »
Côté enseignants, l’initiative, « élue » parmi 165 projets destinés à lutter contre le décrochage scolaire par le haut-commissariat à la Jeunesse, a d’emblée fait hurler… à droite. Au Snalc, qui dénonce « une grave dérive démagogique », on se demande si « à promettre la carotte sans le bâton, on ne prend pas les élèves pour des ânes. L’école n’est ni la mine ni l’usine : les élèves ont besoin d’être instruits, pas achetés. » Chez Martin Hirsch, on ne nie pas que l‚Ä expérience, qui va être suivie de près avant extension éventuelle, par l’école d’économie de Paris, constitue « un choc culturel », mais on estime qu’elle peut être acceptée « si la preuve est faite de son efficacité ».
Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui s’inquiète de la dérive, n’y croit pas une seconde : « Inapplicable à l’échelle nationale, calcule-t-il. Pour les 29 000 classes des seuls lycées professionnels, si toutes disposaient d’une cagnotte de 10 000 € par an, la facture s’élèverait au minimum à 58 millions d’euros par an. Elle monterait carrément à 290 millions si tous les lycées de France y avaient droit ! Dans le même temps, l’Education nationale annonce 16 000 nouvelles suppressions de postes… » Quoi qu’il en soit, quelque 150 élèves des lycées professionnels Lino-Ventura à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), Gabriel-Péri à Champigny (Val-de-Marne) et Alfred-Costes à Bobigny (Seine-Saint-Denis) expérimenteront l’idée après-demain. « Quand une classe est fédérée autour d’un projet, ça marche mieux », remarque Dominique Bertheaume, proviseur de Gabriel-Péri, où le taux d’absentéisme est actuellement de 17 %, soit 7 points au-dessus de la moyenne nationale. Un taux qui a, selon elle, déjà régressé de « 9 points en trois ans » grâce à d’autres projets (danse, sculpture…), apportant aux élèves « un plus » par rapport aux « apprentissages normaux ».

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Mercredi 7 octobre 2009

C’est la nouvelle idée contre l’absentéisme scolaire. Le donnant donnant : une cagnotte d’un montant de 10 000 € maximum pour les classes aux élèves assidus.
Christel Brigaudeau et Claudine Proust | Le Parisien 02/10/09


Va-t-on bientôt payer les élèves pour qu’ils aillent en cours ? La Grande-Bretagne a déjà franchi le pas. Depuis 2008, les 16-18 ans issus de familles démunies sont « encouragés » à aller à l’école, moyennant salaire hebdomadaire et prime annuelle.

 

La France n’y est pas encore. Mais à partir de lundi, l’académie de Créteil se lance dans l’incitation financière collective. Dans trois lycées professionnels, une « cagnotte » de 2 000 € va être allouée à deux classes : les élèves devront s’y fixer un objectif d’assiduité. S’il est rempli, la classe pourra s’offrir en fin d’année un voyage ou le Code de la route… pour un montant de 10 000 € maximum.


Beaucoup de gens perplexes


Si cette expérience inédite se révèle concluante, le rectorat l’étendra à la moitié des lycées professionnels de l’académie. Avant généralisation ? Pour lutter contre l’absentéisme, qui décime chaque année les classes, surtout dans la voie professionnelle, on a déjà tenté beaucoup de remèdes. La prévention. La sanction, jusqu’à la suspension des allocations familiales, prévue par les textes, mais jamais appliquée.
En tournée avec Martin Hirsch, Luc Chatel et Nicolas Sarkozy ont fait de la lutte contre le décrochage scolaire leur cheval de bataille.
Au bout de l’école buissonnière, il y a le décrochage, complet, qui fait que, chaque année, quand d’autres fêtent leur bac, 120 000 à 150 000 jeunes tournent le dos aux études, sans rien dans les mains. Après le temps du bâton, voici venu celui de la carotte. « Le remède ne résout pas le problème : celui de la relation distendue des enfants aux études ! » juge le sociologue François Dubet. Secrétaire général de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), Jean-Jacques Hazan doute des règles d’un jeu jugé dangereux. « Acheter la présence des élèves par une récompense ne va pas dans le sens du respect. Je doute que ce genre de marché fasse longtemps effet. »




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Mercredi 7 octobre 2009

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