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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 14:47
Des syn­di­cats ensei­gnants ont dénoncé ven­dredi "les hési­ta­tions, les volte-face et les impré­ci­sions" du ministre concer­nant la réforme des rythmes sco­laires et l'ont appelé à pré­ci­ser rapi­de­ment ce qui sera mis en place à la ren­trée 2013.

Alors que le dos­sier des rythmes sco­laires dans le pri­maire a été ouvert "il y a déjà six mois, ce qui en res­sort ce sont les ater­moie­ments, les hési­ta­tions, les volte-face et les impré­ci­sions, autant de signes d'une grande impré­pa­ra­tion", a déploré ven­dredi Christian Chevalier, du Se-Unsa, lors de la pré­sen­ta­tion au Conseil supé­rieur de l'éducation (CSE) du pro­jet de loi sur la refon­da­tion de l'école. Le syn­di­cat a demandé au ministre d'éclaircir ses inten­tions sur le sujet "dès jan­vier" 2013.

Contradictions et impré­ci­sions autour de la date d'application de la réforme

La réforme des rythmes sco­laires n'était pas ins­crite dans le pro­jet de loi exa­miné et adopté par le CSE, mais les syn­di­cats ont tenu à abor­der cette ques­tion, autour de laquelle le flou sub­siste. C'est notam­ment la date d'application de la réforme par les com­munes qui pose problème.

"Nos col­lègues sur le ter­rain com­mencent à gro­gner. Il faut très rapi­de­ment, dès le début du mois de jan­vier, que le rideau se lève sur les inten­tions du ministre, pour que nos col­lègues, avec les maires et les acteurs de l'éducation, com­mencent à réflé­chir à l'organisation du temps sco­laire", a indi­qué Christian Chevalier à l'AFP.

"Concrètement, que va-t-il se pas­ser à la ren­trée 2013 ? Plus per­sonne n'y com­prend rien. Parents et ensei­gnants oscil­lent entre inquié­tude et cris­pa­tion", a confirmé Sébastien Sihr, secré­taire géné­ral du SNUipp-FSU, esti­mant qu'on ne pou­vait pas "agi­ter la ques­tion des rythmes et se trou­ver 6–8 mois plus tard avec des col­lègues qui concrè­te­ment sur le ter­rain ne savent pas com­ment cela va se passer".

Alors que Vincent Peillon avait indi­qué mi-novembre que la réforme des rythmes sco­laires sera appli­quée à la ren­trée 2013, François Hollande avait annoncé, quelques jours plus tard, qu'elle "s'étalera sur deux ans", pour que les com­munes qui le sou­haitent aient le temps de se pré­pa­rer. Selon les syn­di­cats, les col­lec­ti­vi­tés auraient jusqu'à fin jan­vier 2013 pour faire savoir si elles comptent appli­quer la réforme à la ren­trée 2013 ou 2014. De son côté, l'Association des maires de France (AMF) a indi­qué jeudi dans un com­mu­ni­qué que le choix de la date du retour à la semaine de 4,5 jours n'interviendrait "pas avant début mars 2013".

Source(s) :
  • avec AFP
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 08:33

Selon des asso­cia­tions de maires, les com­munes devront com­mu­ni­quer la date à laquelle elles sou­haitent reve­nir à la semaine de 4,5 jours en pri­maire "début mars 2013".

 

Selon un com­mu­ni­qué de l'Association des maires de France (AMF), le choix de la date du retour à la semaine de 4,5 jours à l'école pri­maire "n'interviendra pas avant début mars 2013" pour les com­munes. L'Association des maires ruraux de France (AMRF) affirme quant à elle que "les col­lec­ti­vi­tés auraient jusqu'au 1er mars 2013 pour déci­der d'appliquer la réforme des rythmes scolaires".

Précisions deman­dées sur le finan­ce­ment de la réforme

Pour l'AMF, "cette date ne sera réa­liste que si les maires dis­posent le plus rapi­de­ment pos­sible de l'ensemble des infor­ma­tions néces­saires à l'application de la réforme : finan­ce­ments, nou­veaux taux d'encadrement pour les accueils de loi­sirs péri­sco­laires, mode d'intervention des béné­voles". Elle demande notam­ment "des pré­ci­sions sur la péren­nité et les cri­tères d'attribution du fonds de 250 mil­lions d'euros annoncé par le Président de la République". Elle sou­haite "que ce fonds serve en prio­rité les com­munes rurales et les villes les plus en dif­fi­culté", et qu'il "concerne aussi les com­munes qui opte­ront pour la ren­trée 2014".

L'AMRF indique quant à elle qu'une "part glo­bale" du fonds pour­rait être dis­tri­buée "pour toutes les com­munes qui veulent pas­ser à 4,5 jours à la ren­trée 2013", et que le reste serait dis­tri­bué entre les com­munes en dif­fi­culté. L'association pré­cise que les éléments dont elle dis­pose "ne sont pas for­cé­ment de nature à ras­su­rer. Si le fonds est dis­tri­bué à toutes les com­munes, on n'est plus dans la logique des annonces du pré­sident de la République qui était celle de cibler les ter­ri­toires les plus défa­vo­ri­sés", déplore-t-elle.

Les rythmes doivent être "codé­ci­dés" avec les maires

"Si des éléments de sou­plesse [...] lui ont été pré­sen­tés concer­nant la modu­la­tion pos­sible des jour­nées" pour "déga­ger des temps péri­sco­laires com­plé­men­taires mieux adap­tés à l'offre d'activités", l'AMF "rap­pelle la demande des maires d'être codé­ci­deurs de ces rythmes puisqu'ils en seront les prin­ci­paux finan­ceurs" et "a la même demande sur le choix pos­sible du samedi matin, l'exigence de moti­ver la demande de déro­ga­tion sur la base d'un pro­jet éduca­tif ter­ri­to­rial jus­ti­fiant ce choix lui parais­sant excessive".

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:36

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Destinataires : presse, institutionnels, CA, UA, AD, APE.

Le 14 décembre 2012

Loi de programmation et d’orientation :

plaçons les parents au cœur de la refondation

La Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public partage avec l’ensemble de la communauté éducative, l’ambition « d’améliorer les résultats de notre système éducatif pour les élèves et le pays » et s’accorde sur les objectifs « fixés par la Nation à son école », de la rendre « à la fois juste pour tous et exigeante pour chacun ». Cependant, aux yeux de la PEEP, il manque l’essentiel pour y parvenir : que l’importance du lien Parent-Ecole et du rôle des Fédérations de parents d’élèves (facilitateurs, médiateurs, accompagnateurs, animateurs) au sein de l’Ecole de la République soit inscrite dans la Loi.

Par ailleurs, la PEEP accueille favorablement la réforme des conseils d’école et la constitution d’un comité de parents au sein de ceux-ci. Elle souhaite que cette instance ait enfin un pouvoir décisionnel à la mesure de sa légitimité et sera attentive au décret d’application qui en fixera la composition et les attributions.

La PEEP s'associe à l'orientation prise, donnant la priorité à l’école primaire, notamment en redéfinissant les missions de l’école maternelle et les cycles, et en centrant les programmes « sur l’acquisition des instruments fondamentaux de la connaissance ». La PEEP est néanmoins plus sceptique sur la mesure « plus de maîtres que de classes », mesure qui devrait toucher proportionnellement peu d’écoles (7 000 postes d'enseignants prévus pour 53 000 écoles) et laisser le plus grand nombre dans la configuration pédagogique actuelle. La PEEP estime qu'il serait plus juste et plus efficace de porter une attention particulière aux effectifs des classes de maternelle et d’élémentaire.

La PEEP regrette que le collège unique, lieu où certains élèves perdent confiance en l’école, ne fasse pas l’objet d’une réforme en profondeur. En effet, l’organisation « autour d’un tronc commun qui autorise des pratiques différenciées » correspond à l’organisation actuelle du collège et n'apporte pas les évolutions nécessaires à une réelle prise en charge de tous les élèves.

Si l’on comprend bien que la « refondation » de l’école sera « pédagogique », c’est-à-dire qu’elle s’appuiera sur la formation des enseignants (initiale et continue), on perçoit aussi qu’elle ne pourra être assez rapide pour répondre à l’urgence que soulèvent les résultats de notre système scolaire.

Aussi, il nous apparaît plus que fondamental que l’Ecole tisse un partenariat étroit avec les parents d’élèves, autre levier - immédiatement disponible - d’une refonte de notre système éducatif.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:03
Lettre aux parents élaborés par les sections parisiennes suite à leur AG de mardi / A s'inspirer et à communiquer .

Chers parents,

Comme vous le savez, les enseignants parisiens se mobilisent pour obtenir l’abandon de la réforme ministérielle des rythmes scolaires et obtenir une réelle transformation de l’école. Il nous a semblé important de vous expliquer les raisons de notre mobilisation.
...

L’instrumentalisation de cette réforme dans l’opinion publique nous fait passer à côté des vraies priorités.
Une réforme aussi complexe doit être correctement préparée et correctement financée pour améliorer concrètement le fonctionnement de l’école. Cela nécessite la consultation de toutes les parties concernées. Nous n’acceptons pas que le Ministre de l’Education refuse la mise en place de ce débat tout comme il refuse de consulter les enseignants. Le Ministre semble préférer bâcler un projet relevant plus du bricolage politique que d’une réelle vision de l’école.

La réussite de tous les élèves suppose une réelle démocratisation scolaire, le statu-quo n’est pas possible.

Même si nous partageons un certain nombre des orientations évoquées dans le projet de loi d’orientation, nous exigeons une véritable rupture avec les politiques passées comme celles sur le socle commun, la formation initiale, l’aide personnalisée. Mettre en avant les rythmes dans le débat public évite d’évoquer les effectifs dans les classes, les contenus et méthodes d’enseignement, la scolarisation des élèves en situation de handicap, les salaires et la formation des enseignants… et permet de masquer les insuffisances d’un budget pour l’école financé par des suppressions de postes dans d’autres services publics.

La réussite de tous les élèves est loin de dépendre uniquement des rythmes scolaires. Dans l’enquête réalisée par le SNUipp-FSU (plus de 24 000 réponses), si la question du travail sur 4 jours ou 4,5 jours partage la profession, les personnels placent la réforme des rythmes en toute dernière place des priorités.

En se contentant de rajouter une demi-journée par semaine tout en allégeant de 30 minutes en moyenne les quatre jours existants actuellement, le projet ministériel n’améliore en rien les conditions d’apprentissages des élèves ni leur réussite scolaire.
Nous considérons également que ce projet dégrade nos conditions de travail et d’emploi.

Nous comptons sur votre soutien et sommes disponibles pour en discuter avec vous.
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:19

Les prin­ci­pales orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nelles du tou­risme, de l'hôtellerie-restauration et de l'aviation ont plaidé mer­credi pour un rac­cour­cis­se­ment des vacances sco­laires d'été à six semaines, avec l'instauration de deux zones.

 

La suite ici : http://www.vousnousils.fr/2012/12/12/rythmes-scolaires-les-professionnels-du-tourisme-pour-6-semaines-de-conges-lete-538915

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 10:25

Face au retour à la semaine de 4,5 jours, les enseignants font de la résistance. Corporatisme ? Pas seulement.

La question des rythmes scolaires est au centre du débat sur la refondation de l'école.

La question des rythmes scolaires est au centre du débat sur la refondation de l'école.© BORIS HORVAT / AFP

Les enseignants veulent que leur école change. Mais pas comme ça. L'idée phare de la réforme des rythmes scolaires, qui conduirait les petits écoliers à travailler le mercredi matin, n'est pas du goût de tous. Si les chronobiologistes et autres spécialistes du développement de l'enfant assurent avec aplomb que revenir à une semaine de 4,5 jours est largement bénéfique pour le bien-être et l'apprentissage des bambins, les professeurs, eux, en doutent.

Un critère pas déterminant

Certes, un rythme plus régulier et des journées moins chargées semblent être un passage obligé de la refondation de l'école. Pourtant, il n'y a pas de consensus autour de la réintégration du mercredi matin au planning des enfants. Est-ce seulement une question de paresse de la part des professeurs ? Manifestement pas. "Les avis sont en effet partagés sur le contenu de la réforme, mais les enseignants veulent qu'elle se fasse essentiellement selon l'intérêt de l'enfant", constate Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (le premier syndicat d'enseignants du premier degré), qui a mené un vaste sondage sur le sujet. Et c'est justement là tout le problème : les professeurs ne sont absolument pas convaincus qu'il "suffira de changer l'emploi du temps pour améliorer la réussite à l'école".

"Les études affirment toutes que l'alternance 7-2 (7 semaines de classe, 2 semaines de congés) est idéale pour les enfants. En revanche, les 4,5 jours travaillés par semaine n'apparaissent pas comme un critère déterminant pour la réussite scolaire", affirme Sébastien Sihr. Et de citer une étude menée avant 2008 où ont été comparés les résultats d'une évaluation soumise à des élèves de CE2 travaillant 4,5 jours par semaine (75 % des écoles d'alors), à ceux des 25 % d'écoliers soumis aux 4 jours par semaine. Conclusion : aucune différence n'est apparue entre ces deux catégories d'élèves, le critère décisif étant celui des différences sociales. "Les rythmes ne semblent pas avoir de conséquences avérées sur les résultats des écoliers. Certes, ils peuvent jouer sur le bien-être des élèves. Mais tout autant qu'une cantine moins bruyante, d'une pause de midi plus longue ou que la qualité des locaux", relativise-t-on au SNUipp.

Inquiétudes

L'enjeu est donc de déterminer si le sacrifice en vaut la chandelle. "Les enseignants vont travailler 36 jours de plus par an, sans savoir si les élèves vont réellement en profiter", déplore Stéphane Crochet, spécialiste du 1er degré au syndicat SE-Unsa. "Il faut redonner un souffle d'air aux élèves, mais aussi aux enseignants", s'inquiète-t-il, expliquant que "les journées sont vécues comme très lourdes par les professeurs : ils ont peur d'exploser !". Au SNUipp, les inquiétudes autour du mercredi travaillé se font aussi sentir : "Cette réforme va percuter l'organisation personnelle des enseignants, qui vont devoir trouver un nouvel équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle", explique Sébastien Sihr. Et de mettre en avant les dizaines de kilomètres supplémentaires hebdomadaires que certains enseignants vont devoir avaler, les problèmes de garde des jeunes enfants que va rencontrer la très grande majorité du corps enseignant, essentiellement féminin, et le coût que tout cela va représenter.

D'autant que les professeurs ne sont pas les seuls inquiets dans cette affaire. Les collectivités ont fait entendre leur voix : comment (et avec quel argent) s'occuper des petits après 15 h 30-15 h 45, lorsqu'ils seront libérés des cours ? Et quel intérêt pour les enfants, s'ils sont consignés sous un préau pendant trois quarts d'heure ? Les parents émettent eux aussi de sérieuses réserves quant à ce mercredi travaillé, qui déstabilise pour beaucoup une organisation bien rodée.

Manque de pédagogie

Au SNUipp comme à l'Unsa, on tente d'élargir le débat en déplorant la focalisation des discussions autour de la semaine de 4,5 jours. On accuse à mots à peine couverts le gouvernement d'avoir "étouffé la réforme". Et de regretter que la question de la refondation de l'école se soit concentrée autour des rythmes hebdomadaires, au détriment d'autres sujets, et non des moindres : la refonte des programmes, les questions des classes surchargées, de la formation professionnelle, de la diversification des approches pédagogiques... À n'en point douter, pour faire passer sa réforme, le gouvernement a manqué de... pédagogie. Un comble.

 

http://www.lepoint.fr/societe/ecole-touche-pas-a-mon-mercredi-11-12-2012-1553762_23.php

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:29
Le col­lec­tif d'enseignants du pri­maire les Dindons de l'Education dénonce aujourd'hui un pro­jet de loi d'orientation et de pro­gram­ma­tion pour l'école "flou et rem­pli d'incertitudes".

 

Un pro­jet "assez flou et rem­pli d'incertitudes", "sous des aspects aux airs ambi­tieux". Voici com­ment les ensei­gnants du pri­maire, regrou­pés dans le col­lec­tif des Dindons de l'Education, qua­li­fient le pro­jet de loi d'orientation et de pro­gram­ma­tion pour l'école dévoilé jeudi par le gou­ver­ne­ment. Dans un "petit inven­taire non exhaus­tif", le col­lec­tif liste aujourd'hui la liste des "incom­pré­hen­sions" et "inter­ro­ga­tions" que sou­lève ce projet.

Le "plus de maîtres que de classes"

Les Dindons s'interrogent notam­ment sur les 7 000 nou­veaux postes pro­mis par le gou­ver­ne­ment dans le cadre de l'objectif du "plus de maîtres que de classes".

"Qui seront ces maitres en plus, est-ce que ce seront des postes à pro­fil ou des postes figu­rant au mou­ve­ment ? Quelles écoles béné­fi­cie­ront de ces maitres en plus ? Sur quels cri­tères ? De quelles manières ces maitres inter­vien­dront dans les écoles ?... Intervention dans les classes ? Prise en charge de petits groupes ?", ques­tionne le col­lec­tif, pour qui le pro­jet de loi ne pré­cise pas ces aspects.

En outre, les Dindons sou­lignent que "7000 postes sur 5 ans ça fait en moyenne 1400 postes par an et donc en moyenne 14 postes par dépar­te­ment par an ... donc très peu", et sou­lèvent la ques­tion du deve­nir des RASED, dont les mis­sions sont assez proches de celles de ce nou­veau dis­po­si­tif. Ils s'étonnent d'ailleurs que "ce pro­jet de loi qui se veut ambi­tieux ne parle pas ou très peu de ces dis­po­si­tifs spé­cia­li­sés que sont les RASED, les CLIS, CLAD, SEGPA, ITEP, CLIN", des "éléments essen­tiels pour la prise en charge des dif­fi­cul­tés des enfants et celle des élèves por­teurs de handicap".

La dis­pa­ri­tion de l'aide per­son­na­li­sée au pro­fit des acti­vi­tés péda­go­giques complémentaires

Le col­lec­tif déplore la trans­for­ma­tion de l'aide per­son­na­li­sée en "acti­vi­tés péda­go­giques com­plé­men­taires", pré­vue par l'annexe du pro­jet de loi. "Les ensei­gnants reje­taient mas­si­ve­ment le dis­po­si­tif de l'aide per­son­na­li­sée... Pourquoi ne pas les avoir enten­dus et avoir trans­formé cette aide en APC ?", interroge-t-il.

De plus, le "pro­jet de loi ne donne pas d'informations sur le volume horaire de ces APC", relèvent les Dindons. Ce pro­jet "dit aussi 'Les APC sont des pro­jets péda­go­giques por­tés par l'école ou le pro­jet éduca­tif local'. N'y a-t-il pas un risque de voir les com­munes déci­der de l'organisation de ces APC, de leurs horaires et du nombre d'élèves à prendre en charge ? Et donc de voir de grandes inéga­li­tés de mise en place selon les communes ?"

La reva­lo­ri­sa­tion du salaire des enseignants

"N'est-ce pas man­quer d'ambition que de confier l'éducation de nos enfants, de nos futurs citoyens euro­péens à des ensei­gnants déclas­sés de 'pro­fes­sion inter­mé­diaire' ?" iro­nise le col­lec­tif, en réfé­rence au rap­port publié par la DGAFP consi­dé­rant que les PE exercent une 'pro­fes­sion inter­mé­diaire' et non 'intel­lec­tuel­le­ment supé­rieure' comme les pro­fes­seurs du second degré.

"Le ministre avoue lui-même que les ensei­gnants de ce pays sont mal payés et qu'il serait digne de les payer davan­tage... or à aucun moment dans le pro­jet de loi la ques­tion d'une reva­lo­ri­sa­tion de notre sta­tut n'est évoquée", déplore-t-il.

"Le point d'indice a été gelé, nos salaires bruts n'ont donc pas évolués", alors que "notre charge de tra­vail elle par contre aug­mente", affirment les Dindons, évoquant "tou­jours plus de docu­ments admi­nis­tra­tifs à rem­plir, des dos­siers pour comp­ta­bi­li­ser nos 108h[...], des PPRE, des PPS, des PPI" et "tou­jours plus de réunions".

Déplorant le manque d'informations au sujet d'une éven­tuelle reva­lo­ri­sa­tion liée au retour à la semaine de 4,5 jours, les Dindons inter­pellent le ministre : "les ensei­gnants devront-ils encore voir leur pou­voir d'achat dimi­nuer en accep­tant de se rendre une demi-journée sup­plé­men­taire sur leur lieu de tra­vail [...]sans compensation ?".

Selon le col­lec­tif, enfin, ce pro­jet de loi "ne pré­cise pas de quelle manière, ni quand seront repen­sés les pro­grammes et sur­tout il n'aborde pas le point essen­tiel pour beau­coup d'enseignants à savoir la baisse des effec­tifs par classe". Pour eux, il n'est "pas à la hau­teur des espérances".

 

lu sur : http://www.vousnousils.fr/2012/12/10/dindons-de-leducation-le-projet-de-loi-pour-la-refondation-de-lecole-n%E2%80%99est-pas-a-la-hauteur-des-esperances-538751

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 08:40

Un pro­jet de décret sur l'organisation de la jour­née des écoliers de pri­maire a été pré­senté aux syn­di­cats avant-hier lors d'une réunion au minstère.

  • Un pro­jet de décret fixant l'organisation de la jour­née sco­laire pour les élèves de pri­maire a été pré­senté hier aux syn­di­cats, lors d'une réunion au minis­tère de l'Education nationale.

24h d'enseignement hebdomadaires

Les élèves béné­fi­cie­ront de 24h d'enseignement par semaine, mais la jour­née de cours ne devra pas dépas­ser 5h30 et la demi-journée sup­plé­men­taire 3h30. La cou­pure de midi durera, quant à elle, au moins 1h30, ont indi­qué le SE-Unsa, le SNUipp-FSU et FO.

L'aide per­son­na­li­sée pour les élèves les plus en dif­fi­culté sera rem­pla­cée par des "acti­vi­tés péda­go­giques com­plé­men­taires", qui pren­dront la forme d'une aide au tra­vail per­son­nel ou d'activités ins­crites dans le pro­jet d'école.

Quant aux rythmes sco­laires des ensei­gnants, ils seront pré­ci­sés avant les vacances de Noël, ont affirmé les syndicats.

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:40

Alors que le Conseil supérieur de l’éducation du 14 décembre devra examiner le projet de décret sur les rythmes scolaires, les premiers arbitrages filtrent dans la presse et les parents d’élèves ne peuvent que constater amèrement qu’ils ont été tenus à l’écart des discussions. En effet, seuls les syndicats ont été reçus au ministère de l’Education, le 5 décembre, afin de définir le cadre de l’aménagement du temps scolaire au primaire.

Les parents d'élèves, pourtant déclarés comme une force "incontournable et indispensable", aussi bien par le président de la République que par le ministre de l’Education nationale,
 n'ont nullement été tenus au courant, ni même vaguement consultés sur ces derniers arbitrages.

S’il l’on comprend bien que les collectivités territoriales soient sollicitées en tant que financeurs et organisateurs du temps péri scolaire et que les syndicats d’enseignants, principaux acteurs du temps scolaire, participent activement aux discussions, en revanche, il est plus surprenant que les représentants de parents d’élèves, accompagnateurs et au final payeurs de cette réforme, soient mis à l’écart de toute discussion. Alors que le projet de la loi d’orientation et de programmation inscrit « que la refondation ne peut avoir lieu sans un dialogue redynamisé de l’école avec ses partenaires », au premier rang desquels les parents d’élèves…

Aussi La Fédération PEEP appelle tous les représentants élus aux conseils d’école à s’emparer dès maintenant de la question de l’aménagement des rythmes scolaires, à organiser des réunions et à être réellement partie prenante dans cette réforme.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:40

Alors que le Conseil supérieur de l’éducation du 14 décembre devra examiner le projet de décret sur les rythmes scolaires, les premiers arbitrages filtrent dans la presse et les parents d’élèves ne peuvent que constater amèrement qu’ils ont été tenus à l’écart des discussions. En effet, seuls les syndicats ont été reçus au ministère de l’Education, le 5 décembre, afin de définir le cadre de l’aménagement du temps scolaire au primaire.

Les parents d'élèves, pourtant déclarés comme une force "incontournable et indispensable", aussi bien par le président de la République que par le ministre de l’Education nationale,
 n'ont nullement été tenus au courant, ni même vaguement consultés sur ces derniers arbitrages.

S’il l’on comprend bien que les collectivités territoriales soient sollicitées en tant que financeurs et organisateurs du temps péri scolaire et que les syndicats d’enseignants, principaux acteurs du temps scolaire, participent activement aux discussions, en revanche, il est plus surprenant que les représentants de parents d’élèves, accompagnateurs et au final payeurs de cette réforme, soient mis à l’écart de toute discussion. Alors que le projet de la loi d’orientation et de programmation inscrit « que la refondation ne peut avoir lieu sans un dialogue redynamisé de l’école avec ses partenaires », au premier rang desquels les parents d’élèves…

Aussi La Fédération PEEP appelle tous les représentants élus aux conseils d’école à s’emparer dès maintenant de la question de l’aménagement des rythmes scolaires, à organiser des réunions et à être réellement partie prenante dans cette réforme.

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