Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).
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photo : Le Figaro
Xavier Darcos souhaite qu’en 2008 les rectorats répondentpositivement à toutes les demandes de dérogation, à partir du moment où il y a de la place dans l’établissement
souhaité.
La carte scolaire, créée en 1963, pour des raisons administratives, vit ses derniers moments. Dès la rentrée 2008, elle sera de facto supprimée. Plus précisément, elle sera rendue «totalement inutile en 2008, puisque nous accepterons toutes les demandes de dérogations, sans exception, dès lors qu’il y aura de la place».
Dans le détail, davantage d’enfants devraient bénéficier du dispositif d’assouplissement de la carte scolaire mis en place au printemps dernier : 13 500 demandes supplémentaires avaient été acceptées l’an dernier dans les collèges et 8 500 dans les lycées. «Nous n’avions pas eu un raz-de-marée de demandes parce que les parents avaient été prévenus au dernier moment», explique l’entourage du ministre. Cette fois, les demandes seront étudiées dès le deuxième semestre scolaire de l’année 2008.
Les recteurs et les inspecteurs d’académie ont pour instruction de répondre positivement à toutes les demandes de dérogation à la carte scolaire, à partir du moment où de la place existe dans l’établissement souhaité. Cette possibilité reste toutefois limitée : les enfants restent scolarisés «de droit», selon le ministre de l’Éducation dans celui qui est le plus proche de chez eux.
Dans les établissements les plus prisés, les inspecteurs d’académie choisiront les enfants selon les mêmes critères de mixité sociale que l’an dernier, inspirés par la fameuse «discrimination positive» : les boursiers (sociaux et au mérite) et les élèves souffrant d’un handicap seront prioritaires. Les candidatures de ceux qui demandent une option, un parcours particulier ou encore dont un frère ou une sœur est scolarisé(e) dans l’établissement sont toujours prises en compte.
Les conséquences de la mise en place de l’assouplissement de la carte scolaire en juin 2007, elles, se font déjà ressentir. Trente collèges, situés pour la plupart en banlieue, ont perdu plus de 10 % de leurs effectifs à l’entrée en sixième et cent cinquante autres ont vu leurs effectifs baisser de 5 à 10 %. Pour compenser cette perte d’attractivité, les classes des trente collèges les plus en difficulté seront dédoublées : ces derniers se répartiront 300 adultes supplémentaires à la rentrée (enseignants, infirmières scolaires, assistants d’éducation) pour construire des projets «ambitieux» et «innovants» sur un plan pédagogique. Le ministre n’exclut pas, par exemple, de faire appel à l’association de Gabriel Cohn-Bendit, créateur d’un lycée «expérimental» à Saint-Nazaire.
(source : Le Figaro - Marie-Estelle Pech et Aude Sérès 11/12/2007)