Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).
Trois heures de « soutien personnalisé » : c’est l’une des principales nouveautés qui attendent ceux qui rentreront en seconde en 2009. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, détaillera ce matin le premier volet de cette réforme.
Vincent Mongaillard | 21.10.2008
APRES les écoliers et les collégiens, ce sera bientôt au tour des lycéens d’avoir droit à du soutien scolaire. Ce matin, Xavier Darcos, ministre de l’Education, va présenter une partie de sa
réforme du lycée, celle consacrée à la classe de seconde. Il annoncera que tous les élèves de seconde bénéficieront, à compter de la rentrée 2009, de trois heures obligatoires de « soutien
personnalisé ». Une mesure dévoilée deux jours après une manifestation d’enseignants qui a rassemblé à Paris 80 000 mécontents qui dénoncent une réforme lancée à la va-vite mais qui
s’inquiètent aussi des 13 500 suppressions de postes dans l’Education nationale à la rentrée prochaine.
« Ce dispositif sera d’emblée généralisé, il n’y aura pas d’expérimentation », explique-t-on dans l’entourage du membre du gouvernement. Dans la (ou les) matière(s) où il éprouve des difficultés,
le lycéen suivra un cours de rattrapage en « petit groupe » d’une quinzaine de personnes, encadré par un professeur qui n’est pas forcément
le sien le reste du temps. Celui qui n’est pas à la traîne pourra, lui, profiter de ces séances pour faire de « l’approfondissement », du « dialogue en anglais » par exemple. Durant ces trois
heures, il sera aussi question d’orientation. C’est là que l’enseignant aidera l’élève à choisir ses options en fonction de ses points forts et de ses
points faibles, en fonction aussi de la filière qu’il entend choisir en première.
« Mettre l’accent sur l’orientation »
« Sur ce point, nous sommes favorables à ce que chaque élève soit épaulé, dans ses choix, par un enseignant tuteur ou coordonnateur », insiste Luc Bérille, secrétaire national du SE-Unsa (Syndicat des enseignants). « Attention, il faudra respecter les missions des personnels existants, en l’occurrence les conseillers d’orientation-psychologues », prévient Claudie Martens, co-secrétaire générale du Snes, syndicat majoritaire dans le second degré. Sur ce volet-là de la réforme du lycée, la Fidl, seconde organisation lycéenne, se dit « assez satisfaite ». « Cela répond à notre demande d’avoir une sorte d’Acadomia du public. Il est important de mettre l’accent sur l’orientation, il y a tellement de lycéens qui se retrouvent à passer un bac dans une filière qui ne correspond absolument pas à leur profil », observe Alix Nicolet, sa présidente.
Ces trois heures de soutien et d’orientation scolaire devraient être intégrées et non ajoutées à l’emploi du temps des professeurs qui, pour ceux qui sont certifiés, ont aujourd’hui dix-huit heures de cours par semaine. Il ne s’agit pas de mettre en place un dispositif semblable à celui en vigueur dans les collèges où l’accompagnement éducatif (aide aux devoirs, pratique sportive, culturelle ou artistique) destiné aux « orphelins de 16 heures » est assuré par des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires.
©Le Parisien