Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).
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| du Mercredi 5 novembre 2008 |
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Les critiques contre l'école à 2 ans sont plus financières que scientifiques (syndicats)
Les critiques contre la scolarisation à deux ans contenues dans un rapport du Sénat publié mardi sont surtout guidées par des "objectifs financiers" d'économies et ne s'appuient pas sur des études scientifiques, ont estimé mercredi les deux principaux syndicats du primaire. Ce rapport, qui prône la création des "jardins d'éveil" plutôt que l'école pour les enfants de deux à trois ans, est "guidé uniquement, dans le cadre de la RGPP, par des objectifs financiers", a affirmé à l'AFP Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire. La Révision générale des politiques publiques (RGPP) est une politique de réforme de l'Etat qui a pour objectifs de mieux adapter les administrations aux besoins des usagers, tout en réduisant les dépenses publiques. Le rapport sénatorial "vient s'inscrire dans la droite ligne de l'instruction à charge contre l'école maternelle commanditée par l'UMP. Son objectif n'a rien d'éducatif: il s'agit de justifier les économies budgétaires en désengageant l'Etat de l'accueil des tout-petits", a estimé de son côté dans un communiqué le SE-Unsa, deuxième syndicat du primaire. "Il n'est pas précisé si le jardin d'éveil, ce sera payant ou pas", a ajouté M. Moindrot. "Par quel miracle, quand, avec quels personnels, avec quel financement, ces nouveaux jardins d'éveil jailliront-ils du néant ? Les rapporteurs n'en disent rien", renchérit le SE-Unsa. Le SNUipp "doute" en outre du "caractère scientifique des études" citées dans le rapport pour démontrer l'inadaptation de l'école aux enfants de deux ans. Ces avis sont "fondés seulement sur des plaintes de parents et non sur des études de cohortes entières d'enfants", selon M. Moindrot. Le SE-Unsa "s'interroge" également car "aucune étude approfondie, aucune enquête scientifique ne viennent étayer le patchwork d'idées reçues ou de points de vue exprimés par des +personnalités+ connues pour leur engagement de longue date contre la scolarisation précoce, seules citées sur le sujet". Ce syndicat demande l'organisation d'une "conférence de consensus sur le sujet", tandis que le SNUipp défend "la liberté pour les parents d'inscrire leurs enfants entre deux et trois ans à l'école". Moins de 20% de ces enfants sont actuellement scolarisés en maternelle, contre plus d'un sur trois au début des années 2000, surtout du fait d'une hausse des naissances alors que les moyens restent les mêmes, selon M. Moindrot. |
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