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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Pourquoi les résultats scolaires s'améliorent en banlieue.

 

CE N'EST PAS encore la révolution mais c'est déjà un frémissement, un léger mieux, la preuve qu'il n'y a pas de fatalité. Dans son rapport 2008 que nous nous sommes procure, 1'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), organisme public, note une « embellie » de la réussite scolaire dans les 751 quartiers populaires. Même si 1'échec y est encore largement supérieur à la moyenne nationale, la banlieue s'est bel et bien lancée dans une longue séance de rattrapage : le taux de réussite au brevet a augmenté en 2007 de 4,1 points, soit une amélioration plus rapide qu'ailleurs. La proportion d'élèves en retard de deux ans ou plus en sixième continue de diminuer plus nettement dans ces territoires en difficulté. Au baccalauréat, les candidats des cités des séries ES et S1l progressent eux aussi davantage que leurs camarades des « beaux quartiers ».

• Les fruits

« Au- delà de 1'écume des jours, il y a un courant profond de 1'éducation prioritaire qui avance, un bon vent qui souffle et qui ne doit pas être masqué par les faits de violence », ironise Jean-Michel Blanquer, recteur de 1'académie de Créteil. Selon lui, le label Ambition réussite, lance en 2006 et offrant à 254 collèges sensibles de l'Hexagone davantage de moyens, contribue à l'évolution positive des résultats. Pour Fadela Amara, secrétaire d'Etat a la Ville, il faut s'attendre a une « accélération de la progression» car les politiques initiées depuis un an en faveur des quartiers - et non prises en compte dans le rapport - vont porter leurs fruits, a 1'image de 1'accompagnement éducatif (<< l'école après 1'école »). Bruno Mer, 1'un des responsables du Snes, syndicat majoritaire des profs dans le secondaire, ne partage pas cet optimisme. « Attendons de voir si cette tendance se confirme ! Moi, en tout cas, je constate que les moyens ne sont pas la et que les quartiers s'enfoncent inexorablement dans la pauvreté. »

• Un changement des mentalités.

Fmi le temps ou le petit génie des barres HLM était oblige de raser les murs par peur de passer pour un « bouffon ». La réussite par l'école, détrônant celle par le sport ou le rap, est désormais ancrée dans les mœurs. « L'excellence et 1'ascension sociale sont davantage crédibles », applaudit le recteur Jean-Michel Blanquer.

• Les élèves méritants honorés.

De plus en plus d'établissements en banlieue organisent des - cérémonies de remise de dip16mes (brevet et bac) afin de valoriser les bons élèves et donc de les stimuler. «A chaque fois, c'est un grand succès », se félicite Jean-Michel Blanquer. «Je suis très favorable a ces rituels car nos jeunes manquent de reconnaissance », estime Fadela Amara Selon elle, il faut desormais

Encourager « l'investissement des parents » dans la scolarité de leurs enfants et (renforcer leur rôle au sein des établissements en leur dédiant systématiquement une salle.

• Les portes de l'excellence se

Les grandes écoles, celles qui forment l'élite de la nation, a l'instar de Sciences-po, HEC, l'Essec, Polytechnique, ou le lycée Henri-IV, ont multiplie ces dernières années les conventions avec les lycées de banlieue afin de diversifier leur recrutement une saine émulation est ainsi née. « Cela casse le ghetto mental qui existait dans la tête des jeunes, décrit Fadela Amara. Nos écoliers ont desormais la conviction que tout est possible..»

VINCENT

MONGAILLARD
le 14/11/08 Le Parisien sont ouvertes. des politiques d'éducation prioritaire. Dans son rapport 2008 que nous nous sommes procurés, l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus), organisme public, note une "embellie" de la réussite scolaire dans les 751 quartiers populaires. Même si l'échec y est encore largement supérieur à la moyenne nationale, la banlieue s'est bel et bien lancée dans une longue séance de rattrapage : le taux de réussite au brevet a augmenté de 4,1 points, soit une amélioration plus rapide qu'ailleurs...
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B
On ne peut que se satisfaire de la réduction des écarts de résultats entre ZUS et non ZUS. Néanmoins, la réalité est sans doute plus complexe et il est essentiel de prendre en compte les l’évolution de cet indicateur sur plusieurs année.<br /> Ainsi, l’écart qui s’établit à 12,6 points pour l’année 2006-07 ne fait que retrouver son niveau de 2004-05, qui était lui-même en augmentation de 10 points par rapport à l’année précédente.De fait, on constate partout une forte baisse des moyens dans les établissements depuis plusieurs années. L’éducation prioritaire n’a pas été épargnée, loin s’en faut. Il n’est guère étonnant, dans de telles conditions, que les écarts s’accroissent depuis 2003-04.
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