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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Lycées : pourquoi la grogne

Après les enseignants, la grogne touche les lycéens ,qui ont multiplié manifestations et blocus la semaine dernière. Une mobilisation radicale qui vise le projet de réforme du lycée présenté, en principe, demain par Xavier Darcos et qui inquiète le gouvernement.


La semaine promet d’être agitée sur le terrain de l’éducation, alors que Xavier Darcos doit détailler demain sa réforme de la classe de seconde pour la rentrée prochaine. Le mouvement, qui monte depuis dix jours et se
cristallise contre son projet, vaut au ministre, en déplacement en Israël depuis samedi pour une visite de coopération, une mine soucieuse et de multiples échanges téléphoniques avec Paris.


Le mouvement s’étend

Aujourd’hui, l’UNL, principale organisation lycéenne, invite ses troupes à rejoindre des réveillons revendicatifs, initiés par un syndicat de professeurs du secondaire (le Snes), dans les établissements ce soir et à se mobiliser à nouveau jeudi, avant les vacances. La Fidl invite les lycéens à organiser des initiatives locales, sit-in par exemple, demain. Les deux organisations sont entrées dans le mouvement en milieu de semaine dernière, alors que la grogne se manifestait déjà depuis plusieurs jours dans des lycées de province. Manifestations, tentatives de blocus : le mouvement semble avoir pris spontanément et se répandre sans contrôle. Les lycéens battant le rappel par textos pour organiser des cortèges dont certains, à Brest notamment, ont entraîné heurts et incidents. Plusieurs proviseurs se sont plaints d’agressions, repoussant des tentatives d’occupations de leurs établissements. Une mobilisation radicale, très vite. Imprévisible ? Elle a pris sur un terrain miné. L’an dernier déjà, les lycéens manifestaient contre les suppressions de postes avec les profs. Les enseignants s’y sont remis cet automne, dans le primaire surtout. Et le mécontentement s’est progressivement répandu à tous les étages d’une Education nationale soumise à un régime survitaminé de réformes depuis l’an dernier. Rumeurs et inquiétudes lycéennes sur la réforme de la seconde menée entre juillet et Noël germent dans un climat de crise économique mondiale, globalement anxiogène. Le gouvernement, qui se défend de craindre une contagion à la grecque « le contexte n’est pas le même » observe cependant de très près l’évolution d’une mobilisation sur laquelle la gauche pourrait être tentée de surfer. Dans l’entourage du ministre, on se demande même si cette réforme n’est pas allée trop vite et on s’interroge sur l’opportunité d’un report.


 Le Parisien 15/12/08   Claudine Proust | 15.12.2008, 07h00

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