"Nous sommes confrontés à une tension particulière. Nous devons passer à
la vitesse supérieure", énonce d'emblée Alain Boissinot. Après les
violences commises la semaine dernière par une bande sur un proviseur au
collège Pablo-Picasso de Garges-les-Conesse (Val-d'Oise), le recteur
d'académie de Versailles (Essonne, Hauts-de-Seine, Val d'Oise, Yvelines) a
annoncé, hier après-midi, sept mesures pour lutter contre les intrusions
dans les établissements scolaires.
- Vingt établissements "ciblés". Une liste des 20 établissements les plus
concernés par ces phénomènes de violence est en cours d'élaboration. "Le
collège Pablo-Picasso en fera partie, ce n'est pas un scoop", révèle le
recteur. Les points sensibles se concentreraient principalement dans l'est
du Val-d'Oise et dans l'est da l'Essonne. "Ils bénéficieront d'un
traitement privilégié mais on ne va pas s'arrêter aux 20, les 580 autres
collèges et lycées de l'académie seront concernés car personne ne peut
considérer être à l'abri de ce type de risques."
- Un diagnostic de sécurité. Avec les mairies et les forces de l'ordre, le
rectorat va passer en revue les systèmes de sécurité de chaque
établissement scolaire, avec la possibilité, en cas de défaillance,
d'aménager des systèmes de vidéosurveillance, des portails...
- Du personnel en plus. A la rentré de septembre, 60 médiateurs et 100
assistants d'éducation supplémentaires devraient être affectés au
renforcement des moyens de surveillance dans les établissements qui en
auront le plus besoin.
- Le policier référent généralisé. La fonction du policier référent,
initiée en 2006 dans les Hauts-de-Seine, avec la possibilité d'intervenir
à la demande du chef d'établissement, va être proposée à l'ensemble des
lycées et collèges de l'académie. Ce dispositif avait fait polémique à
l'époque. "Mais, trois ans après, il n'y a plus de problème insiste le
recteur. Tout le monde s'y est fait."
Le Parisien 28/03/09 :