Overblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

Publicité

Un élève sur deux se sert de son portable en cours

Le téléphone, c’est interdit en classe. Les enfants le savent et… s’en moquent ! Ils filment les profs, jouent, passent des appels. Voici la première étude, que nous dévoilons, qui le prouve.
 
A l'âge du collège, on a cédé : les voilà avec un portable, négocié de haute lutte, surtout pour le forfait. Savoir son ado avec un mobile, c’est croire qu’on va pouvoir le joindre à tout moment, relié par un cordon ombilical téléphonique. Seulement les 12-17 ans, qui ont grandi à l’ère du sans fil, ne l’entendent pas de cette oreille.


Plus qu’un téléphone, leur mobile est une prothèse à tout faire, qu’ils ne quittent jamais. Pas même en classe. Au mépris des règlements intérieurs des collèges et lycées, ils « oublient » de l’éteindre… Pire : ils s’en servent en classe.
Pour la première fois, une étude, que nous dévoilons en exclusivité, quantifie ce que les profs et chefs d’établissement chargés de « confisquer » les appareils racontent depuis des années. Selon l’enquête TNS Sofres réalisée pour l’association Action Innocence et l’Union nationale des associations familiales, qui mènent des campagnes de prévention sur les dangers d’Internet et du téléphone pour les enfants, près d’un ado sur deux avoue avoir utilisé son portable en cours. Et plus de la moitié disent avoir déjà reçu des appels « qui ont fait sonner leur mobile en classe ».


Peut-on le bannir en classe ?


Plus grave : 7 % des ados admettent aussi avoir un jour filmé un enseignant à son insu. Rapporté à l’échelle d’une classe de trente élèves, cela signifie que deux ou trois au moins ont essayé un jour… Alors interdire purement et simplement le boîtier perturbateur dans les établissements ? Certains proviseurs en rêvent aujourd’hui, tout en admettant que ce serait difficile. Quelques profs prennent du temps pour le faire, à l’entrée de leur classe. Le ministère de l’Education ne s’est jamais engagé sur ce terrain, se retranchant derrière les règlements intérieurs. Difficile d’aller contre une majorité de parents… « C’est aussi pour cela que nous ne demandons pas cette interdiction », indique Action Innocence, pourtant alarmée par les résultats de l’étude, « à moins d’imaginer des casiers à l’entrée des établissements ? »

Claudine Proust et Florence Deguen /:Le Parisien 06/10/09

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article