Les professeurs de sport de l'académie de Versailles (dont fait partie le département des Hauts-de-Seine) sont en colère. Selon eux, le projet de modification du décret portant sur les obligations de service des enseignants s'attaque à la place qu'occupe le sport scolaire dans le système éducatif français.
Aujourd'hui, en effet, les professeurs d'EPS assurent dix-sept heures hebdomadaires de cours dans leur discipline et un forfait de trois heures dédié à l'association sportive (sport UNSS). Et c'est sur ce dernier volet que la pilule est dure à avaler.Ces trois heures forfaitaires hebdomadaires seront, selon les enseigants, soumise à la seule appréciation des chefs d'établissement qui en feront ce que bon leur semble. "Plus de 266 collègues (et forfaits) peuvent être touchés", analyse Jacotte Sels, responsable départementale du Snep (Syndicat national des enseignants en éducation physique). "Or cette activité sportive est offerte aux gamins qui n'ont pas leur place dans un club et qui pendant ce temps ne sont pas seuls dans la rue." Les précisions du rectorat ne rassurent pas les enseignants : "Dans tous les établissements scolaires, les associations sportives fonctionnent différemment, sur le volontariat des élèves. Certaines fonctionnent bien, c'est-à-dire 75 % d'entre elles ; d'autres non. Nous avons donc demandé aux inspecteurs d'EPS de vérifier tout cela." (Source : Le Parisien 31/01/07)