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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Pourquoi le collège unique va être réformé

Le collège unique « totalement dépassé » ? Dans la foulée du président de la République, Xavier Darcos a enfoncé le clou, hier sur LCI, en déclarant qu’il fallait cesser « le formatage absurde et universel, le même enseignement pour tous au même moment ».
Le collège unique, c’est quoi ? Le débat qui se trouve ainsi relancé est presque aussi vieux que le fameux « collège unique », né en 1975 avec la réforme Haby –  du nom du ministre de l’époque – et destiné à accueillir tous les enfants de la 6ème à la 3ème. Jusqu’à cette date, alors que la scolarité obligatoire a été prolongée au début des années 1960 jusqu’à 16 ans, plusieurs filières cohabitent à la fin du primaire : des collèges d’enseignement technique (CET), héritiers des centres d’apprentissage et des collèges et des collèges d’enseignement généraux (CEG). En 1963, on invente le collège d’enseignement secondaire (CES), pour tous, mais avec des filières différentes : notamment des classes de transition en 6ème et 5ème, où sont aiguillés ceux qui peinent à suivre avant orientation vers le technique. En 1975, on est en plein dans les Trente Glorieuses, quand naissent le collège unique et l’idée de démocratiser la réussite des élèves, avec des classes hétérogènes et une orientation repoussée en fin de troisième.
Quinze ans de réformes. « Dès le début, on était contre », rappelle Bernard Kuntz, du SNALC-CSEN. Le syndicat, plutôt classé à droite, a décidé hier de lancer une pétition pour l’abrogation du collège unique. « Nous étions sûrs qu’il ne ferait qu’amplifier les inégalités sociales. Très vite, les dérives sont apparues. Les classes hétérogènes font apparaître des élèves en échec, on va limiter les redoublements… Résultat : 20 % d’élèves, sortis en difficulté du primaire, traversent le collège à l’ancienneté jusqu’en 3ème, dégoûtés et avec un niveau catastrophique. » Sans remettre le principe en cause, les réformes, tentatives, rapports et livres blancs se sont en tout cas très vite multipliés. Dès 1982, on le « rénovait » ; en 1993, on lançait une réforme pour un collège « unique mais pas uniforme »…
Un nouveau chantier ? « Le principe s’est trouvé dépassé par la réalité du terrain. Voyez les ZEP, devenus collèges Ambition réussite », résume-t-on chez Xavier Darcos. Admettre qu’un collège de Stains ne ressemble pas à un établissement du centre de Paris ? Le Snes, syndicat majoritaire dans le secondaire, ne veut pas en entendre parler. « Nous sommes favorables à la multiplication des formes d’apprentissage dans une même classe »… et des moyens de le faire, rappelle le secrétaire général Roland Hubert, « mais on tient à ce que le collège reste le lieu de scolarisation de tous les élèves ». « Au SNALC, on n’envisage pas le retour en arrière, mais on imagine que l’on pourrait diversifier les parcours et orientation dès l’entrée au collège, pour mieux coller aux capacités de chacun tout en conduisant tout le monde au brevet. » Au ministère, on parle prudemment « d’adaptations » plus que de révolutions.

(Source : Le Parisien - 06/09/07)

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