Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).
Education
Darcos : les syndicats doivent «arrêter de pousser les lycéens devant eux»
vendredi 11 avril 2008, 9h22 | leparisien.fr
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a appelé aujourd'hui
les syndicats à «arrêter de pousser les lycéens devant eux» et à «prendre
leurs responsabilités», alors qu'il doit rencontrer dans la journée des
représentants des lycéens.
«Nous allons parler avec les lycéens, mais j'aimerais aussi que l'on parle
des syndicats, où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me
retrouve aujourd'hui confronté directement à un dialogue avec les jeunes
?», s'est-il interrogé sur Canal+.
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a appelé hier le
gouvernement à reprendre les négociations avec les organisations
lycéennes, sous peine de voir «une extension» de la mobilisation contre
les suppressions de postes.
«Il faut peut-être que les syndicats arrêtent de pousser les élèves
devant eux, et qu'ils reprennent un peu leurs responsabilités, que nous
puissions parler de ces questions (statutaires) avec des gens dont c'est
la responsabilité», a ajouté Xavier Darcos avant des rencontres avec les
deux syndicats lycéens, l'UNL et la Fidl.
«Je vais leur expliquer ce que c'est qu'une loi de finance»
«Je vais leur expliquer ce que c'est qu'une loi de finance», a indiqué le
ministre, ajoutant : «la loi de finance est faite, je n'ai pas de poste à
distribuer même si je le voulais». «Nous allons peut-être examiner si, ici
où là, il y a des difficultés particulières parce que nous faisons
toujours des ajustements au mois de juin», a-t-il poursuivi.
Le ministre a une nouvelle fois défendu sa réforme alors que les lycéens
(19 000 selon la police, 35 000, selon les syndicats lycéens) ont défilé
hier à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation. Selon la
Fidl, 80 000 jeunes se sont mobilisés dans toute la France.
«Pas scandaleux que l'on puisse être 36 ou 37 par classe»
«Les performances du lycée (français) qui coûte si cher sont médiocres»,
a assuré M. Darcos. «Il faut que nous repensions la manière dont nous
préparons nos élèves à l'avenir», a-t-il ajouté, estimant qu'il n'était
«pas scandaleux que l'on puisse être 36 ou 37 par classe» dans certains
lycées.