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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Les lycéens descendent en masse dans la rue Thomas Héteau et Christine Henry

Les lycéens descendent en masse dans la rue Thomas Héteau et Christine Henry

vendredi 11 avril 2008 | Le Parisien

 

Journée marathon, émaillée de quelques incidents, hier pour les lycéens des Hauts-de-Seine qui se sont mobilisés contre les suppressions de postes. 5 heures, une petite dizaine de courageux se sont donné rendez-vous devant les portes du lycée Auguste-Renoir d'Asnières pour organiser le blocage. Quelques heures plus tard, ils seront près de 300. « Des lycéens mais aussi des enseignants de l'établissement et des collèges de la ville », raconte Pascal Levoyer, professeur de philosophie.

 

La scène se répète dans de nombreux établissements du département.

 

A 7 h 30, ils sont une petite centaine devant les portes de Prony à Asnières.

Même scène au lycée Léonard-de-Vinci à Levallois, bloqué dès 8 heures. Rapidement des cortèges se forment. Ceux de Vinci manifestent dans les rues de Levallois, brandissant des banderoles condamnant la politique du gouvernement : « lycéens en colère » ou « Sarko t'es foutu ».

 

Bagarres à Levallois

 

10 h 30. Des lycéens de Clichy, puis d'Asnières, Gennevilliers, Colombes, viennent grossir les rangs et expriment leur colère devant l'hôtel de ville de Levallois avant de regagner le lycée Léonard-de-Vinci. Un retour agité. «

Une cinquantaine de casseurs se sont mis en tête du cortège, raconte Margot. Des policiers en civil les ont rapidement encerclés puis des CRS sont arrivés en renfort. » Des barrages ont été déployés le long de l'avenue Georges-Pompidou et une vingtaine de cars des forces de l'ordre positionnés devant l'établissement. « Des bagarres ont éclaté, raconte Romain. Un jeune a fait voler en éclats le pare-brise d'une voiture de police en voulant enjamber le véhicule. Un casseur a eu le nez fracturé. Les agitateurs tapaient sur les vitres du lycée. » Les policiers repoussent sans ménagement ceux qui tentent de s'approcher de l'établissement. « On a eu très peur », soupire Margot.

 

13 heures. Premier point de ralliement pour les lycées du 92 : la gare Saint-Lazare. « Nous voulons nous regrouper avant la grande manifestation pour créer une véritable cohésion », détaille Jessica, 19 ans, déléguée du lycée Prony d'Asnières.

 

La chaîne contre les casseurs

 

14 heures. Arrivés à la station Luxembourg, lycéens, professeurs et parents du département tentent de se regrouper. Des slogans comme « 9-2 en colère, on ne va pas se laisser faire » raisonnent aux alentours.

 

15 heures. « Formez une chaîne, crie Margaux, lycéenne à Guy-de-Maupassant (Colombes).

Des casseurs arrivent. » La jeune femme fait en sorte que tout se passe dans le calme. « Nous devons les bloquer. On n'en veut pas ici. »

 

16 h 30. Les policiers bloquent le boulevard des Invalides. Impossible d'aller plus loin. Pour les lycéens, c'est la fin de la manif. « Quelques incidents ont eu lieu en tête de cortège, mais dans l'ensemble, tout a été calme, précise-t-on au Snes. On a pu remarquer un vrai pôle des Hauts-de-Seine qui s'est amplifié pendant la manifestation. »

 

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