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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Ce que veulent les lycéens

Six cents élèves ont planché hier à Saclay (Essonne) sur la réforme du lycée, à l’invitation de Xavier Darcos. Une journée marathon où les lycéens ont fait part de leurs interrogations, mais qui s’est achevée dans une ambiance houleuse.

Claudine Proust | 16.11.2008, Le Parisien

REUNIR 600 lycéens venus de toute la France dans les locaux de l’Ecole polytechnique à Saclay (Essonne), afin d’écouter leurs propositions pour réformer le lycée, c’était une première. Xavier Darcos entendait montrer ainsi qu’il avait entendu les cris monter de la rue au printemps dernier. Assistant à la synthèse de cette journée de débats, hier soir, dans le grand amphi, le ministre de l’Education a affronté les questions des lycéens, parfois sous les huées.

Etre entendus.

S’il n’y avait qu’un souhait, ce serait celui-là. Les 600 élèves qui avaient fait le voyage, tirés au sort parmi les élus des conseils de vie lycéenne, étaient globalement ravis de l’initiative. « Je suis contente qu’on ait été consultés, mais on a très peu parlé du fond de la réforme. En fait on est surtout montés avec beaucoup de questions », confie Manon, de Toulon, un poil dépitée. « Je venais chercher des réponses, je n’en ai pas eu. » « Cette journée est une mascarade », hurle une lycéenne élue de l’UNL dans l’amphi. Le syndicat lycéen a fait savoir dès le matin qu’il appréciait peu la démarche, visant à contourner selon lui les instances représentatives et valider un projet ministériel déjà ficelé. « On repart un peu frustrés » : la formule de Jim fait consensus jusque dans la synthèse officielle livrée en tribune. « Le débat, quel débat ? On avait huit minutes pour réfléchir aux propositions », maugrée un lycéen.

Un enseignement par semestre ?

Les ateliers qui se sont tenus de 10 h 30 à 16 h 30 par petits groupes n’ont tranché ni pour ni contre cet aspect de la réforme du lycée, qui doit entrer en vigueur, pour la seconde, dès la rentrée prochaine. « Moi j’ai peur que cela ne pénalise les lycéens », confie Andréa, en terminale. Ce système qui permet de combiner des modules d’options avec les enseignements fondamentaux et d’en changer en cours d’année peut « permettre d’éviter les galères d’orientation », apprécie pourtant Marine.

Des « fondamentaux » pour tous, et des modules au choix.

Les lycéens ne sont pas contre l’idée de la réforme qui consisterait à regénéraliser la seconde, avec 21 heures hebdomadaires de français, maths, histoire-géo et langues (ils en veulent plus), assorties de modules semestriels au choix (8 heures par semaine). Ils voudraient tester les modules avant de se déterminer, pouvoir en changer en cours de route et réclament un vrai choix dans tous les lycées.

Un lycée « campus ».

Au lycée « idéal », version lycéenne, il y aurait les cours « fondamentaux » le matin. L’après-midi, plus ouvert sur le monde extérieur, ce serait « modules complémentaires ». On aurait le temps de rencontrer les entreprises, les associations, de se consacrer aux loisirs et à la culture. « Les modules ne sont pas des temps de loisirs et 21 heures d’enseignements fondamentaux concentrés le matin, sur cinq matinées, ça ne rentre pas », a rétorqué Xavier Darcos.

Des profs plus disponibles.

Les lycéens souhaitent plus de disponibilité de la part des profs. « Pourquoi pas un prof qui nous suivrait de la seconde à la terminale ? » lance Audrey, soulevant des hurlements. « Pour que le prof soit disponible, il faut arrêter les suppressions de postes », souligne Iman, largement applaudi. Piqué au vif, le ministre se lève et répond. « Je le redis aujourd’hui : il n’y aura pas de suppressions de postes au lycée à cause de la réforme. »

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D
je crois qu'en fait tout va déja très très bien dans l'éduc nat, et que ceux qui s'en plaignent le feraient de toute façon. Sauf que pour l'instant, elle est commune, publique et payée par l'impôt de tous.Malgré la guettoisation des lycées induite par la suppression de la carte scolaire. Vive la peep
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