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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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Grève : transports et écoles risquent d'être très perturbés jeudi

La journée d'actions organisée jeudi 29 janvier par huit syndicats devrait
se traduire par un grand nombre de grèves et de manifestations, à Paris et
en régions. D'autant que cette mobilisation rencontre un écho favorable à
en croire le sondage publié dimanche par le Parisien et Aujourd'hui en
France. Selon cette enquête du CSA, 69 % des Français la soutiennent.

 Et 75% la trouvent «justifiée», selon un sondage Ifop pour le journal
Sud-Ouest.

Les transports devraient être particulièrement touchés, notamment la SNCF
et à la RATP, ainsi que l'Education nationale, mais de nombreux appels à
la grève concernent également des secteurs habituellement moins
mobilisables, comme les banques ou les PME. Des grèves sont annoncées à La
Poste, France Telecom, dans l'audiovisuel public, les aéroports ou la
justice, tandis que l'ensemble des fonctionnaires sont appelés à protester
contre les suppressions d'emplois.

Le gouvernement «pas inquiet mais attentif»
Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a affirmé dimanche que
l'exécutif n'était «pas inquiet mais attentif», tandis que le nouveau
ministre du Travail, Brice Hortefeux, assurait qu'il serait
«personnellement attentif aux messages qui seront développés». Le ministre
du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a quant à lui émis des
réserves sur les grèves, «pas nécessairement la meilleure réponse» face à
la crise, reprochant au passage au PS, qui soutient la mobilisation, de
jouer un rôle «d'agitateur social».

Un front syndical fragile
Les huit organisations à l'origine du mouvement (CGT, CFDT, FO, CFTC,
CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires) veulent «des mesures urgentes en faveur de
l'emploi, des rémunérations» et une «politique de relance économique».
Elles demandent que toutes les mesures de baisse d'activité, comme le
chômage partiel, soit «négociées» et que les aides publiques aux
entreprises soient conditionnées à la préservation de l'emploi et des
salaires. Elles réclament aussi l'abrogation des lois remettant en cause
les 35 heures et le retrait définitif de la réforme sur l'ouverture des
commerces le dimanche.

Cette action commune va cependant de pair avec une profonde fracture
syndicale sur un sujet pourtant au coeur de la crise, l'indemnisation des
chômeurs. La CFDT est le seul syndicat à signer l'accord sur
l'assurance-chômage négocié en décembre avec le patronat, et refusé par
les quatre autres centrales représentatives (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC). La
CFDT souligne que le texte permet à des chômeurs jusque là exclus de
l'indemnisation, comme les jeunes et les précaires, d'y avoir droit,
tandis que les autres organisations refusent la baisse des cotisations
prévue, sous condition, pour juillet. Cette divergence risque de peser sur
l'ambiance, en principe unitaire, de la journée de jeudi.

Le parisien 26.01.2009
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