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Association de Parents d'élèves de Puteaux (PEEP de Puteaux 92800).

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L'orientation scolaire, ça se décide maintenant

De la classe de troisième à l'université, le choix des filières scolaires
que suivra votre adolescent se prépare en ce moment. Un casse-tête pour
les élèves, mais aussi pour leurs parents. Voici nos conseils pour s'y
retrouver.

«Tu veux faire quoi comme métier plus tard ? » A 5 ans, il ou elle
s’écriait « pompier », « astronaute ! » A 15 ou 17 ans, sa réponse est
plus souvent un vague « euh… ». Les affres du choix de la « bonne »
seconde, de la filière de première qui lui convienne ou des études
post-bac sont pourtant de saison.

Les lycées invitent ces jours-ci les parents de seconde en réunion, pour
leur expliquer l’enjeu de l’orientation qui se jouera entre février et
juin. Au collège, pour les troisièmes, ce sera d’ici quelques semaines.
Les préincriptions nationales en fac ont ouvert sur Internet mardi, et les
salons qui prolifèrent à travers la France donnent la mesure des angoisses
: ce week-end, il s’en tient deux, dans la seule capitale ! Mais que faire
si votre enfant hésite ? Voici quelques pistes.

Insister. Il « ne faut pas avoir peur d’insister pour le forcer à
s’intéresser à ce qu’il veut faire plus tard. Le rôle du parent pour aider
à l’orientation de son enfant est essentiel », martèle François Firmin,
directeur éditorial des « Guides J, orientation » chez Studyrama, et père
de deux ados. Les organisateurs de salons notent d’ailleurs que les
parents s’y pressent de plus en plus nombreux, flanqués non seulement de
collégiens ou lycéens, mais même d’étudiants à bac + 2, qui hésitent sur
la suite de leurs études.

Le motiver. C’est capital, pour que son orientation ne soit pas dictée par
ses seuls résultats scolaires. Sa voie trouvée, l’élève sera aussi plus
convaincu pour forcer dans les matières dont il aura besoin. Evitez de
projeter vos propres désirs de réussite. « Arrêtons d’expédier en série S
des enfants sans vrai goût pour les sciences ! Ils arrivent au bac en
apnée, réussissent moyennement, puis s’en détournent à vie… » s’exclame
une proviseure qui, comme nombre de ses collègues, invite les parents à «
élargir » le spectre des recherches.

L’aiguiller. Fiches et livrets officiels offrent des listes exhaustives
qui n’ont rien de glamour quand on ne sait pas où aller. Prenez votre
enfant par la manche, « écumez les portes ouvertes alentours, sans
focaliser sur le lycée du bas de la rue. A 16 ans, on peut prendre le bus
pour aller vers des études qui plaisent ! » recommande un chef
d’établissement. « A l’ère d’Internet, profitons de son attrait sur les
jeunes », renchérit François Firmin. Les sites de magazines spécialisés,
qui multiplient les hors-série, comme « l’Etudiant » ou « Phosphore », y
proposent fiches reportages de métiers, tests gratuits pour aider les
jeunes à se connaître et à orienter leurs recherches vers un éventail de
métiers possibles.

Le coacher ? C’est la mode, vue la floraison de cabinets qui proposent, en
5 à 8 séances et pour plusieurs centaines d’euros, d’aider les enfants à
trouver leur voie. Un filon qui surfe sur l’angoisse parentale ? « Les
jeunes ont besoin d’être coachés, dans le sens de guidés, à une époque où
l’information est surabondante, mais touffue. Mais hors personnalité très
compliquée, ça ne fait que déresponsabiliser les parents, juge sévèrement
François Firmin. Et si un psy peut analyser un individu, que sait-il des
filières de métiers ? »

Le traîner aux salons ? Les y accompagner, nuance. Et à condition d’avoir
préparé la visite, pour cibler une dizaine de métiers et de stands. Les
professionnels qui se tiennent derrière ne veulent plus se contenter de
distribuer des plaquettes : entamer une discussion sera plus constructif.

 Le Parisien 25/01/09


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