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l'imaginaire

Point de vue :

Quand le débat sur l'école tourne au dialogue de sourds, par Jean-Christophe Garde

LE MONDE | 14.05.08 | 13h52

Les suppressions de postes dans l'éducation nationale illustrent parfaitement la stérilité de la pensée binaire et de la domination de l'émotionnel et du sensationnel sur la réflexion de fond. Pis ! Pour avoir privilégié la rapidité de l'action, la communication et l'absence d'un long et nécessaire dialogue avec les organisations syndicales, l'actuel gouvernement contribue encore un peu plus à l'abaissement de l'action politique, à l'immobilisme et à la crispation dans l'éducation nationale.   

 Quels sont les termes du "débat" ? Economies d'un côté, au nom d'un nécessaire ajustement budgétaire, d'une baisse du nombre d'élèves et du fameux "Travailler plus pour gagner plus", ce qui se traduit par la conversion d'un certain nombre de postes de professeurs en heures supplémentaires. De l'autre côté, revendication du maintien des moyens, dénonciation d'une rentrée scolaire qui, en l'état, ne pourra se faire correctement (ce que toute la hiérarchie de l'éducation nationale sait), la quantité d'heures supplémentaires à répartir dans certaines disciplines étant telle que certaines heures ne pourront pas trouver preneur. Le drame est que les deux parties en présence ont toutes deux raison, du moins partiellement et chacune dans leur logique. Hélas, ces deux logiques ne sont pas conciliables en l'état, d'où l'affrontement qui en résulte et qui ne pourra se solder que par la victoire de l'une sur l'autre. L'opinion publique en est réduite, par médias interposés (et c'est là qu'interviennent l'émotionnel et le sensationnel dans la présentation des faits), à "compter les points" et à attendre patiemment que le ministre impose ses vues ou que les lycéens fassent plier le ministre (car, hélas encore, il y a bien longtemps que les professeurs ne sont plus écoutés) à moins que l'affrontement ne finisse par franchement dégénérer. Beau gâchis en vérité ! Pourtant, une voie n'a été que trop rarement explorée : c'est celle de la concertation et de l'explication. Reconnaissons que la question des moyens et de leur efficacité est légitime ! Encore faut-il qu'elle donne lieu à une réflexion politique sur la meilleure utilisation possible de ces moyens, et donc, qu'elle débouche sur une réforme ayant à l'esprit à la fois la contrainte budgétaire mais aussi la qualité de l'école. Cela suppose un long débat parlementaire, un dialogue et une écoute réciproque entre le ministre et les diverses organisations syndicales parce qu'elles sont la voix du terrain, même si (troisième hélas) ce dialogue en France est délicat tant les centrales syndicales font de la surenchère entre elles. 

LE FACTEUR TEMPS

Bien sûr, il serait naïf de croire que tout dialogue débouchera sur un consensus. Le but n'est pas de renoncer à ses convictions mais de permettre à chacun d'exposer ses vues et de faire progresser une politique dans l'intérêt du plus grand nombre. En dernier ressort, et c'est là son rôle et sa légitimité, au politique de trancher. 

Nous sommes convaincus qu'il est plus productif d'associer les gens à la mise en place d'une politique plutôt que de vouloir l'imposer par oukase. Le corollaire de cette pratique politique serait de pouvoir s'appuyer sur des médias qui, au sens étymologique du terme, joueraient les intermédiaires entre les acteurs concernés et le reste de la population, et poseraient les termes du débat sans monter les personnes les unes contre les autres. Sans médias pédagogues, comme l'a justement souligné Michel Rocard, une réforme, pour aboutir, doit se réaliser dans le secret, sous peine d'être diffusée en termes simplificateurs voire racoleurs, et donc de virer à la querelle passionnelle, germe d'échec. Enfin, le temps doit redevenir un acteur politique, nécessaire aux politiques. Or, en abusant de la communication tous azimuts et en accentuant le culte du résultat immédiat, ce besoin vital de respiration politique ne peut être satisfait. On le voit, la "querelle" actuelle de l'école dépasse de beaucoup le seul cadre scolaire. Derrière elle, se profile le choix des pratiques démocratiques dont nous voulons nous doter pour faire face aux sujets politiques sensibles qui appellent d'urgentes et souvent douloureuses réponses, trop longtemps différées.

Jeudi 15 mai 2008
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300.000 manifestants en France, selon les syndicats

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP, AP 15/05/2008 | Mise à jour : 18:44 |

Plus de 46% des professeurs des écoles étaient en grève à la mi-journée,

selon le ministère. Dans la fonction publique, on compte de 15% à 30% de

grévistes. Une mobilisation qui «ne règle rien», estime Xavier Darcos.

La grève décidée par les syndicats d'enseignants et de fonctionnaire jeudi

pour protester contre les suppressions de postes est un succès relatif.

Selon les syndicats, on comptait 63% de grévistes dans l'enseignement

primaire et 55% dans le secondaire à la mi-journée. Le ministère de

l'Education a donné des chiffres de 46% et 33,5% de grévistes. Soit un peu

plus que la mobilisation du 15 avril dernier, qui ne concernait que les

académies de la zone C.

15% des fonctionnaires en grève

Enseignants et lycéens ont défilé dans plusieurs villes de France, souvent

rejoints par des fonctionnaires. La FSU, principal syndicat de

l'enseignement annonce ne fin de journée plus de 300.000 manifestants. On

comptait de 5.000 à 10.000 personnes à Lyon, de 12.000 à 30.000 à Nantes,

de 6.000 à 10.000 à Bordeaux… A Grenoble, des heurts ont opposé les

lycéens aux forces de l'ordre. Deux personnes ont été interpellées.

A Paris, les manifestants étaient de 50.000 à 60.000, selon les syndicats,

à défiler pour dénoncer «la politique de démantèlement du service public»

menée par l'Etat. La police ne compte quant à elle que 18.000

participants. Dans le cortège, Gérard Aschiéri, patron de la FSU, syndicat

majoritaire dans l'Education, évoque «une mobilisation réussie qui marque

un mécontentement extrêmement sérieux».

Chez les fonctionnaires, la grève a été plus ou moins suivie selon les

corps de métier. Globalement, 15,7% des personnels des fonctions publiques

territoriale, d'Etat et hospitalière étaient en grève. Avec une pointe à

24,8% dans la fonction publique d'Etat, soit plus que pour la dernière

grève en janvier, où ils n'étaient que 20,6% à avoir cessé le travail.

La fonction publique territoriale était nettement moins mobilisée, avec

seulement 3% des agents en grève. Dans les hôpitaux, on comptait 5,8% de

grévistes. A La Poste, les agents étaient 4,85% à avoir cessé le travail.

«Mode de réclamation daté»

Autres organisation touchées par la grève, l'ANPE, où la mobilisation à

été faible (autour de 5%) ou encore France Télécom, dont 8% du personnel

avait cessé le travail à la mi-journée. A Météo France, sous le coup d'un

plan de restructuration, un quart environ du personnel était en grève Les

journaux de France 3 ont également été perturbés par un mouvement social

qui a concerné 7% des effectifs, selon la direction.

Face aux accusations des enseignants, Xavier Darcos a estimé sur Canal +

qu'avec 1,2 million de fonctionnaires dans l'Education, «quelques milliers

de plus ou quelques milliers de moins» ne régleraient pas les problèmes.

Pour lui, manifester «ne règle rien». Même réaction, ou presque, d'André

Santini, secrétaire d'Etat à la fonction publique, qui comparait jeudi

matin sur RTL la grève à un «mode de réclamation daté».

 

Jeudi 15 mai 2008
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Vous trouverez le discours de M. Xavier Darcos lors du 89° congrès nationale de la PEEP ICI

Mercredi 14 mai 2008
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 La grève des enseignants promet d'être largement  suivie le 15 mai dans les établissements.Alors que la majorité des organisations de profs appellent à participer au mouvement, le Snalc-CSEN, classé à droite, s'est joint hier à la contestation contre les suppressions de postes à la rentrée prochaine, de même que la FEP-CFDT, principal syndicat d'enseignants du privé. La demande du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, aux maires d'organiser un service d'accueil des enfants dans les écoles lors de cette grève se heurte à l'opposition de nombreux élus, y compris de la majorité.

Le Parisien 08/05/08

Mercredi 14 mai 2008
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Xavier Darcos et les syndicats de lycéens se sont entendus vendredi pour instaurer "un dispositif de réussite scolaire" dans 200 établissements en difficulté, malgré la persistance de leur désaccord sur la question des suppressions de postes à la prochaine rentrée.
L'annonce a été faite à la sortie d'une réunion de travail à laquelle le ministre avait convié l'UNL et la Fidl, un rendez-vous rendu public quasiment à la dernière minute. Les deux organisations lycéennes ont salué le dispositif annoncé, parlant de "premières avancées" et de "plusieurs victoires".
Elles ont confirmé leur appel à la mobilisation pour le 15 mai mais la Fidl (deuxième syndicat) a souligné que "la mobilisation s'[arrêterait] là pour les lycéens" pour cette année scolaire. Le président de l'UNL (1er syndicat lycéen), Florian Lecoultre, a lui assuré que son syndicat "reste mobilisé". On "appelle à la mobilisation le 15, et après on verra", a-t-il dit.
Le ministre de l'Education a cependant donné le sentiment d'avoir réussi à décrisper les relations avec des lycéens qui manifestent tous les mardi et jeudi depuis fin mars, contre les 11.200 suppressions de postes (essentiellement d'enseignants) prévus à la rentrée. M. Darcos s'est dit "heureux" d'avoir trouvé des "points de convergence" sur deux sujets. Il a d'abord annoncé la mise en place dès la rentrée, d'un "dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée", dans "200 établissements qui rencontrent les plus grandes difficultés" scolaires, à la manière de l'accompagnement éducatif instauré cette année dans les collèges de l'éducation prioritaire. Il s'agira d'un "soutien personnalisé" assuré par des enseignants, moyennant des "heures supplémentaires", des assistants d'éducation et des "étudiants de master se destinant aux métiers de l'enseignement".
A cet effet, 1.500 assistants d'éducation seront recrutés pour ce service nouveau, selon le ministère, sans augmentation budgétaire. Ce soutien s'exercera durant les périodes scolaires mais aussi les vacances, dans les 200 établissements de l'expérimentation, et ce "dès le mois d'août 2008".

Deuxième sujet, la réforme du bac professionnel en trois ans (au lieu de quatre actuellement): le ministre a assuré que le diplôme du BEP - actuellement passé au bout de deux ans dans la filière professionnelle - serait "maintenu", et annoncé la création d'une séance de rattrapage pour ce bac à la rentrée 2009. En outre selon les syndicats, dans certaines filières, le bac pro pourra être passé en quatre ans, ce grâce aux passerelles mises en place entre les diplômes de CAP ou BEP et le bac pro, a confirmé le ministère.

Cette rencontre "prouve que l'on peut parler de temps à autre du fond et que la question n'est pas seulement perpétuellement de savoir s'il faut ou pas rajouter des postes dans un système qui en dispose déjà de beaucoup", a fait valoir le ministre devant la presse, soulignant: "Nous avons parlé de la qualité et pour une fois pas de la quantité". Il n'en a pas moins estimé que "le 15 mai il y aura toujours une manifestation importante".

A la question de savoir si ces avancées pouvaient compenser le désaccord sur les suppressions de postes, Florian Lecoultre (UNL) a répondu "non, non, absolument pas". "Ca compense dans le sens où ça améliore vraiment les conditions de vie des lycéens", a de son côté estimé Alix Nicolet  (Fidl).

samedi 10 mai 2008, 8h42 | AFP Le Figaro

 

Mercredi 14 mai 2008
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Xavier Darcos va vivre sa semaine la plus délicate depuis son arrivée Rue de Grenelle.
Fermement, il tient la barre et se plaît à répéter qu'il sera quoi qu'il advienne le ministre de la réforme. À la veille du week-end, Xavier Darcos est même parvenu à désamorcer pour partie le conflit qui l'oppose depuis la fin du mois de mars aux syndicats de lycéens.
Pour les apaiser, il leur a annoncé le recrutement de 1 500 assistants pédagogiques pour les élèves des 200 établissements les plus défavorisés. Satisfaits de ce nouveau système de soutien scolaire conçu à l'image de ce qui a déjà été mis en place dans les collèges et les écoles primaires, ils se sont engagés à arrêter leur mouvement après avoir… défilé une dernière fois le jeudi 15 mai. Et, le ministre le sait : à leur côté, ce jour-là les enseignants et même les parents d'élèves pourraient être nombreux à le défier en protestant contre la suppression des 11 200 postes dans l'Éducation nationale pour la rentrée 2008.

Dans son entourage, on ne se voile pas la face. «Depuis notre arrivée, confie un conseiller du ministre, quand il y a eu des journées d'action, les effectifs de grévistes n'ont jamais dépassé les 20 à 30 %. Cette fois, les lycéens comme les enseignants vont marquer le coup. Et puis, nous sommes au mois de mai et, pour les lycéens, ce sera un peu le baroud d'honneur.» Car même si le mouvement s'était passablement essoufflé ces dernières semaines, le mois de mai garde un petit parfum sulfureux pour ceux qui, 40 ans après 68, voudraient se donner des frissons entre deux révisions du bac.

Alors, pour franchir cette épreuve du feu et rallier les parents excédés par les traditionnelles galères de gardes d'enfants les jours de grève, le ministre a promis comme lors de la grève du 24 janvier dernier d'organiser un service minimum d'accueil dans les écoles primaires et maternelles. Pour cela, il est dépendant non plus des enseignants mais des maires. Là encore, les choses ne sont pas toutes simples. Refusant de passer pour un briseur de grève, Bertrand Delanoë le premier, puis nombre d'élus socialistes ont dit leur refus de mettre en place le dispositif imaginé par le ministre.

La réforme du lycée dès la rentrée 2009

 Celui-ci consiste à recruter des animateurs pour accueillir les enfants dont les enseignants seraient absents et les payer grâce aux salaires non versés aux grévistes. Les mairies UMP seront naturellement plus nombreuses à jouer le jeu mais le service minimum d'accueil ne couvrira pas, cette fois encore, les 50 000 écoles publiques du territoire. «Le 24 janvier, un peu plus de 2000 communes avaient joué le jeu et accueilli les écoliers. Nous tablons cette fois sur une fourchette comprise entre 2 000 à 3 000», confie un proche du ministre. Pas de quoi perturber Xavier Darcos, qui n'en finit pas de vouloir changer l'école : la prochaine réforme sera celle du lycée, dès la rentrée 2009. Il envisage de créer une sorte de lycée à la carte avec un tronc commun qui s'articulerait autour d'options, un peu sur le modèle de ce qui se fait en Finlande (nos éditions du 6 février 2008). Une réforme qui aurait, selon lui, le mérite de mieux préparer les lycéens à l'entrée à la fac et par là même de réduire le désenchantement d'étudiants en échec. Dans cet esprit, il va nommer une personnalité qui aura la mission de penser l'odyssée de ce nouveau lycée.
Avec les élèves.

 

©LE FIGARO.FR Christine Ducros 12/05/2008

Mercredi 14 mai 2008
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Récompenser un bambin en monnaie virtuelle, le pousser à acheter un avatar de chien pour son univers en ligne... Plusieurs sites réservés aux petits les sensibilisent à la consommation, et les incitent à l'achat.

Publié le 09 Mai 2008

Certains sites dédiés aux enfants véhiculent l'idée du consumérisme. C'est l'une des conclusions de l'étude "Like taking candy from a baby : how young children interact with online environments", qui a étudié plusieurs sites destinés aux enfants entre deux ans et demi et huit ans, et le comportement de ces derniers et de leur famille*. Et selon le rapport, réalisé conjointement par le cabinet [ http://www.consumerwebwatch.org/] Consumer Report WebWatch et la Mediatech Foundation de Flemington, un grand nombre de jeux en ligne et autres environnements virtuels récompensent les jeunes en monnaie virtuelle pour leur permettre d'acquérir des objets nécessaires à la poursuite du jeu. Autant de méthodes qui ancrent une habitude de consommation dans l'esprit de l'enfant. Autre travers dénoncé par l'étude : un nombre important de sites joue sur la sensibilité et l'émotion des petits pour les pousser à l'achat, bien réel cette fois. Il faut dire que les méthodes utilisées sont nombreuses.

Jouer sur l'affect de l'enfant

Certains environnements tentent les bambins en leur présentant des objets ou des options de jeux alléchantes qu'ils peuvent acquérir moyennant finance, puis les menacent de rendre leurs créations et possessions inaccessibles s'ils ne rachètent pas un forfait. D'autres permettent aux enfants de créer un univers virtuel, puis leur demande une rétribution s'ils veulent continuer la partie et ne pas tout perdre. Autant de systèmes de fonctionnement non adaptés à des petits. Reste que les parents ne doivent pas pour autant éloigner leurs enfants du web. Selon l'étude, d'ailleurs, ces derniers peuvent partir à la découverte de la Toile dès l'âge de deux ans et demi. "Il n'y a aucun doute sur le fait que les jeunes enfants aiment aller sur le web, et nous avons recensé des exemples de sites de qualité et adaptés à leurs capacités", explique Warren Buckleitner, auteur de l'étude. Des sites souvent plébiscités par les parents eux-mêmes : les vingt-et-un environnements étudiés par le rapport ont en grande majorité été considérés par les adultes comme accessibles à leurs enfants.

Se méfier des jeux gratuits

Conclusion : il est très difficile pour les parents de déceler la présence d'éléments poussant au consumérisme ou non-adaptés à un enfant s'ils n'ont pas étudié le jeu à la loupe. C'est pourquoi, pour que les têtes blondes ne soient pas confrontées à ce type de contenu, l'étude recommande aux parents de garder un oeil sur les sites sur lesquels se rend leur progéniture - c'est une évidence - mais aussi et surtout de se méfier des offres d'inscription gratuite pour des jeux. "Comme dans le monde réel, ce qui est véritablement gratuit est rare, et un jeune enfant ne peut comprendre cela", précise le rapport. Sous-entendant ainsi qu'un bambin n'est pas capable de se montrer précautionneux quand il se rend sur des sites où le contenu est entièrement gratuit. Et dont la qualité peut laisser à désirer, ou qui peut ensuite pousser à l'achat d'options de jeux et de "goodies".

*Dix familles ont été sollicitées pour tenir un journal vidéo dans lequel elles ont commenté l'attitude de leur enfant sur des sites comme Club Penguin, Webkinz, Barbie.com, etc. Ce, afin de voir comment les jeunes réagissaient aux sollicitations marketing.  

©L'ATELIER[http://www.atelier.fr/usages/10/09052008/sites-enfants-consommation-club-penguin-barbiecom-36531-.html#haut]

Mercredi 14 mai 2008
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Le ministre confirme que le montant de la participation que versera l'Etat à la commune volontaire dépend du nombre d'enfants accueillis

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a demandé à ses services de «poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil» (SMA) dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants prévue le 15 mai. Il l’a confirmé samedi lors du 89e congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) à Clermont-Ferrand.

«Dans la perspective des mouvements sociaux prévus au cours du mois de mai, je souhaite poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil mis en place à l'occasion» de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier, indique une note du ministre envoyée le 23 avril aux recteurs et inspecteurs d'académie.
Cinq fédérations de l'éducation, au sein desquelles figurent les trois principaux syndicats de professeurs des écoles, ont appelé à la grève ce jour-là afin de protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement.

Le SMA, qui ne concerne que les écoles primaires - l'obligation d'accueil existant déjà dans les collèges et lycées tenus de rester ouverts les jours de grève - consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève.

Le ministre rappelle dans sa note que le montant de la participation que versera l'Etat est fonction du nombre d'enfants accueillis: il s'élève à 90 euros pour 1 à 15 élèves accueillis et, au-delà, à 90 euros par tranche de 15 élèves accueillis. Son versement interviendra au maximum 35 jours après que le maire aura fait connaître à l'autorité académique ou à son représentant le nombre d'élèves ayant bénéficié de ce service.

Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008, il avait finalement été expérimenté le 24 janvier dans des écoles primaires d'environ 2.000 communes selon le ministère. Cela avait provoqué l'hostilité des syndicats et de la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, qui y voient une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève.

Au soir de cette première expérimentation, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un «accord» avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, en prévenant qu'à défaut d'une accord «dans les deux mois», il passerait «par la loi».

Mais depuis, rien n'a été fait, selon le principal syndicat du primaire le SNUipp, interrogé par l'AFP. Il affirme qu'«aucune proposition de négociation, ou d'accord n'ont été lancées ni par le ministre ni par les membres de son cabinet». Le ministère indique pour sa part qu'un «bilan sera effectué après le 15 mai» avant de se prononcer plus avant.  Dans sa note aux recteurs, le ministre souhaite que «les communes qui n'ont pas signé à ce jour de convention d'organisation du SMA (avec le ministère, NDLR) disposent de toute l'information nécessaire sur les modalités d'organisation du dispositif».

De son côté, le Premier ministre a, ce lundi matin sur France Info, déclaré que «les Français jugeront quelles sont les collectivités locales qui «cherchent à se décarcasser pour (leur) venir en aide». «Le fait que les enfants puissent être accueillis dans les écoles, je pense que c'est aujourd'hui une condition essentielle du respect des obligations du service public», a ajouté François Fillon. Le service minimum dans l'Education nationale est d'ailleurs «une disposition qui a été mise en place déjà dans le passé», a-t-il relevé. «Les mairies qui ne veulent pas le faire ne le feront pas», «les Français jugeront quelles sont les collectivités locales qui cherchent à se décarcasser pour venir en aide aux Français sans en rien mettre en cause les mouvements de protestations.»

Pour sa part, dans un communiqué du 8 janvier dernier, Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France, avait déclaré que «c’est à l’Education nationale d’organiser le service minimum dans les écoles primaires en cas de grève des enseignants». Pour lui, «il s'agit donc d'une conception originale du service minimum par report de la responsabilité de l’Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève».

Dans une précédente circulaire adressée le 8 janvier aux recteurs d’académie et aux inspecteurs d’académie, Xavier Darcos leur demandait de proposer «aux communes volontaires» et en «contrepartie» d’un financement accordé par le ministère, qu’elles assurent «en cas de grève des personnels enseignants, un service d'accueil des enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires de leur territoire durant les heures normales d'enseignement (soit usuellement 6 heures par jour)». 


Pour lire la circulaire visant à la mise en place du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires, voir premier lien ci-dessous.

 

http://www.education.gouv.fr/cid20742/mise-en-place-du-service-minimum-d-accueil-des-eleves-du-primaire.html

© AMF / DEXIA Crédit Local 2005

Mercredi 14 mai 2008
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